Des Milliards pour les Banquiers
Les Empereurs de la Finance
- par Pierre-Paul Ouellette - 
Quota d'acier: on limite notre expansion
  Que tous les hommes de bonne volonté qui veulent que les choses changent s'unissent au lieu de rester en solitaire et choisissent le cri de ralliement des Mousquetaires: 

"Un pour tous et tous pour un". 

Si vous avez aimé ce manuscrit, et même si ce n'est pas le cas, parlez-en à vos amis. Il ne faut pas qu'il dorme sur une tablette, sinon il restera muet à jamais.

Je disais un peu plus haut dans le manuscrit qu'on nous avait traité de coupeur de bois et de porteur d'eau dans le passé et qu'on avait peut-être un peu raison; si on regarde dans le passé tous les produits de nos richesses naturelles soit l'acier, soit le bois: on coupait le bois, on le chargeait dans des trains, on extrayait l'acier, l'amiante, on chargeait cela dans des wagons, des bateaux, et puis on les envoyait ailleurs en dehors du Québec pour être raffinés, transformés en produits finis.

Même dans les années où le Québec était très prospère, je le sais car j'ai travaillé pour une compagnie qui utilisait beaucoup d'acier, on était limité à avoir des quota d'acier. Si on prend une province ou un pays qui est en pleine expansion et on le limite à avoir certains quota d'acier, passé ce quota, on ne trouve plus d'acier sur le marché du Québec ou du Canada, on doit l'importer sur les marchés d'Europe. Par ce que nos belles compagnies d'Hamilton se gardaient une grosse partie de l'acier pour leur propre expansion et une grosse partie de l'acier était envoyée aux États-Unis pendant qu'au Québec on nous limitait à des quota d'acier.

Quand on pense que l'acier est un produit excessivement utilisé, quand on pense que dans ces années-là on était limité à certains quota, donc notre expansion était limitée à certains quota ou on était obligé d'importer des produits, qui une fois ici, n'étaient plus compétitifs; donc on ne devenait plus compétitif et on nous limitait dans notre expansion. On extrayait l'acier de la terre, on le mettait dans des wagons, on l'envoyait en Ontario à Hamilton pour être raffiné, pour être travaillé, pour être capable de nous revendre ici des produits finis. On achetait notre acier comme dans le temps de Duplessis qui l'avait vendu à quelques sous la tonne, pour être envoyé en Ontario où il était traité, travaillé et on nous le revendait à vingt-cinq sous la livre. Le plus logique aurait été de construire une aciérie lourde près des mines de fer mais non, quand M. René Lévesque a parlé d'étatiser l'électricité, cela a créé tout un émoi.

A un moment donné, M. Lévesque rêvait d'avoir une aciérie lourde pour donner des leviers à l'économie du Québec mais on a préféré "taponner" avec Bécancourt, on a préféré "taponner" avec la Sidbec-Dosco et vous voyez ce que cela a donné.

Nos gouvernements donnent des PRIVILÈGES SPÉCIAUX aux ÉLITES!

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Ottawa, un semeur de troubles
<==== L'économie triomphante ====>
Le Dérapage

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