Des Milliards pour les Banquiers
Les Empereurs de la Finance
- par Pierre-Paul Ouellette - 
La justice et la police, une protection ou un commerce?
  Que tous les hommes de bonne volonté qui veulent que les choses changent s'unissent au lieu de rester en solitaire et choisissent le cri de ralliement des Mousquetaires: 

"Un pour tous et tous pour un". 

Si vous avez aimé ce manuscrit, et même si ce n'est pas le cas, parlez-en à vos amis. Il ne faut pas qu'il dorme sur une tablette, sinon il restera muet à jamais.

Aujourd'hui le seul service à la population qui n'est pas bureaucratisé, qui est resté le même depuis les cinquante dernières années mais où ce ne sont que les moyens pour protéger la population qui ont évolué, ce sont les pompiers. Les pompiers sont toujours restés les protecteurs du citoyen. Si on regarde, par contre, le service de police aujourd'hui. Dans mon temps, le service de police, c'était l'ami du citoyen, le protecteur du citoyen. Quand les gens n'avaient rien à se reprocher et qu'ils rencontraient un policier, c'était toujours un ami. Aujourd'hui, même si nous n'avez rien à vous reprocher, vous vous demandez tout le temps, quand un policier s'en vient vers vous, qu'est-ce qu'il va bien vous trouver. C'est la même chose avec notre automobile. Par ce que le service de police s'est bureaucratisé, il est devenu un service payant, un service qui tente à s'autofinancer le plus possible.

C'est devenu un commerce, et je m'explique. Quand je vois des villes qui maintenant émettent des consignes donnant à leurs policiers des quota de billets à donner à tous les jours, ce n'est plus de la protection quand il faut fonctionner de cette façon, c'est du commerce. Les citoyens sont rendus à être jugés et pénalisés à trois ou quatre fois pour la même infraction. Un citoyen reçoit une contravention pour vitesse et paie non seulement une amende en argent mais on le pénalise aussi par le biais d'attribution de points de démérite et tout ce qui s'ensuit: si ce citoyen perd plus de quinze points, on lui retire son permis; les primes d'assurance augmentent selon le nombre d'infractions ou la perte du permis. Tout devient plus cher si on a eu la malchance de perdre son permis une fois.

Quand j'étais jeune on voyait les policiers se promener dans les rues de Montréal, vérifier si les commerces étaient bien protégés, les portes bien fermées. Combien de fois a-t-on vu des policiers qui se promenaient dans les ruelles pour voir s'il n'y a avait pas quelqu'un qui essayait d'entrer quelque part par effraction. Les policiers étaient là pour nous protéger la nuit, répondre à nos appels. Avec un nombre restreint de policiers, on était quand même protégé. Aujourd'hui, on délaisse beaucoup de services qui étaient dirigés vraiment vers la population pour se concentrer surtout sur l'automobile et les automobilistes. C'est là que c'est le plus payant. Dans les petites municipalités, pour être capable de commercialiser le système, on met des limites de vitesse dans des endroits où c'est ridicule, où il n'y a même pas un danger de tuer une vache; on met des limites de vitesse et comme par hasard, il y a toujours un policier qui est caché pas loin.

On choisit délibérément des endroits où la possibilité de donner des contraventions est plus grande et ce, non pour la protection du citoyen mais pour le commerce, pour le quota. Je le sais, j'ai déjà été conseiller municipal. J'étais outré quand je voyais le directeur de la police venir me dire: "Achetez-moi deux motocyclettes avec des radars et je vais payer une grosse partie du service policier avec cet ajout. Je vais rentabiliser le service de la police." Quand un directeur de police est rendu à dire pareille chose, est-ce que c'est pour notre protection? On choisit l'achalandage, la possibilité de donner plus de contraventions, de préférence aux heures de pointe où ils arrêteront des gens plus susceptibles de payer car ils ont un emploi, et la plus part du temps n'ont pas droit à l'aide juridique, ou n'iront pas contester pour ne pas perdre une journée d'ouvrage. Et nos gouvernements ont voté des lois avec des dents pour notre supposée protection; des amendes allant jusqu'à 300,00 $, quand nous savons qu'une personne travaillant au salaire minimum ne fait pratiquement pas cela en une semaine. Si encore cette amende était justifiée! On enlève des points de démérite.

Un représentant qui fait de 50,000 à 60,000 kilomètres par année est plus susceptible de perdre des points ou son permis. Quand un travailleur n'a pas d'argent pour payer ses amendes, on lui retire son permis; on en fait un chômeur. Quand on retire son permis à un représentant, un autre chômeur. C'est pour notre protection? Tu ne portes pas ta ceinture de sécurité: 80,00 $ d'amende et tu perds deux points. Cinquante kilomètres/heure sur un chemin où tu ne pourrais même pas frapper de vache par ce qu'il n'y a aucune ferme alentour et où trois kilomètres plus loin, la limite est augmentée à quatre-vingt-dix kilomètres/heure. Pourquoi deux limites pour deux zones identiques? La personne qui circulait à cent kilomètres/heure deux milles plus haut et qui se fait prendre pour cinquante kilomètres au-dessus de la limite de vitesse par ce que c'est un "bon" coin, qui a été étudié, choisi et que si un policier se place à cet endroit, il peut facilement remplir son quota de billets dans une journée. C'est pour notre protection? Et aussi le petit commerce des 48 heures avec une posibilité de 115,00 $ d'amende. On donne des 48 heures à qui mieux même si on n'a rien à se reprocher.

Maintenant quand nous nous promenons en automobile et que nous rencontrons un policier, nous regardons dans le rétroviseur pour voir si la police ne virera pas de bord et n'allumera pas ses "cerises". Quand vous avez un policier qui vous suit, vous êtes stressé, vous vous demandez qu'est-ce qu'il va bien me trouver. Vous essayez de réfléchir pour voir si tout est correct à 100%. On est continuellement stressé quand on rencontre un policier. Avant, on lui envoyait la main comme à un ami.

Pourquoi les policiers, aujourd'hui, ne voudriez-vous pas redevenir l'ami du citoyen? A commencer par cela. Vous faites partie du peuple. Pourquoi les policiers ne diraient pas "notre but c'est d'enrayer la criminalité, ce n'est pas de harceler le public tout simplement pour rendre le système policier rentable, un commerce". Si les policiers, tous ensemble, disaient: "non, notre but c'est d'enrayer le crime, ce n'est pas de faire du harcèlement sur la population".

Nos gouvernements donnent des PRIVILÈGES SPÉCIAUX aux ÉLITES!

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Les cultivateurs étaient heureux
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