| Attaquons-nous
vraiment à notre cancer. Le cancer de la race humaine,
le cancer de l'être humain, le cancer qui nous ronge
c'est la publicité et la mode. Avec la publicité, on le
sait bien, c'est le cancer du monde. Les Empereurs de la
Finance, nos nouveaux maîtres, savent très bien où
frapper. Si on regarde l'histoire, imaginez-vous en
1937-38-39 Hitler, un tyran fou entouré d'une bonne
publicité puis d'un bon publiciste, disait qu'avec une
bonne campagne de propagande on réussit à soulever tout
un peuple et à les entraîner dans une guerre infâme et
à un massacre de millions d'êtres humains. On sait que
maintenant, la publicité est une arme efficace, tout le
monde s'en sert. On a même déjà fait des tests, à la
télévision, on passait des annonces avec des messages
subliminaux: les gens se sont réveillés et ont dit non.
Au lieu de passer des messages subliminaux, les
publicistes ont décidé de passer des messages à
répétition. La publicité, la mode.
Les gens
de la haute finance, les Empereurs de la Finance, on le
sait, savent eux aussi que les meilleures armes ce sont
la communication, la radio, le téléphone, les journaux.
Tout le monde le sait même les révolutionnaires. Quand
ils veulent faire un coup d'état, que font-ils? La
première chose qu'ils font, ils envahissent la radio, la
télévision et les journaux. C'est le meilleur moyen de
prendre le pouvoir ou de garder le pouvoir. Les Empereurs
de la Finance, eux, veulent garder le pouvoir. Ils l'ont
déjà. Ils contrôlent les médias d'information et puis
la publicité. Si vous regardez l'émission de
télévision: "Les gens riches et célèbres",
tout le monde voudrait être une personne riche et
célèbre. Tout le monde veut le devenir mais par contre,
cela profite à ceux qui le sont déjà: les Empereurs de
la Finance.
Si vous regardez
toutes les facettes de la mode, de toute façon si les
gens économisaient, si les gens avaient continué comme
nos grands-pères, je sais bien que mon père, moi, avait
un habit, il s'est marié avec et puis des fois, ils se
mariaient avec et ils mariaient leurs enfants avec et
quelquefois, on les enterrait avec. Il y a des gens qui
diront, voyons Pierre-Paul, tu veux nous faire revenir
cinquante ans en arrière. Non. Mais par contre, cela ne
serait pas tellement méchant si on faisait quelques pas
en arrière. Si quelqu'un vous amène au bord d'un
précipice, il serait logique que vous fassiez un pas en
arrière ou même, quelques pas en arrière pour ne pas
être projeté dans le vide. A l'heure actuelle, nous
sommes rendus au bord d'un gouffre. Il suffirait d'un
coup de vent pour nous y précipiter. Il ne serait sans
doute pas mauvais de faire quelques pas en arrière.
Regardez les
millions et les milliards qui se dépensent par année
pour la mode. Les gens aujourd'hui ne s'achètent plus
une maison pour mettre leurs meubles à l'abri, pour
être à l'abri du froid, du vent, des intempéries. Nos
grands-pères construisaient une maison en bois rond,
élevaient leur famille, cultivaient leur terre. Le monde
était à l'abri, avait chaud et était heureux.
Aujourd'hui les gens s'achètent une maison pour montrer
aux autres que cette maison reflète leur succès dans la
société. Les hommes ne s'achètent plus une auto pour
se véhiculer mais pour montrer aux gens le statut
particulier que ce monsieur a dans la société. Comme
les gens riches et célèbres. Trois cadillacs dans le
garage. Mon Dieu que cette homme a réussi! Cet homme est
peut-être endetté à l'os mais il a donc réussi aux
yeux de ses voisins. Les parures, la dorure, on porte une
robe une fois, on ne la met pas deux fois. Les gens nous
ont vu avec. Ça fait vivre les grands couturiers.
Surtout porter une robe "griffée". Ça fait
une "grafigne" dans le portefeuille mais ce
n'est pas grave.
La publicité, le
maquillage, pour toutes les choses, combien de centaines
de millions par année sont dépensés. Ca fait vivre
qui? Qui empoche? Quand je regarde les gens qui ont deux
ou trois boutiques et qui se pètent les bretelles par ce
qu'ils ont ces possessions, même des compagnies qui
possèdent cent boutiques, mais les Empereurs de la
Finance, eux, n'ont pas de boutique, ne travaillent pas
dans des boutiques, les centres d'achats leur
appartiennent. Si vous regardez les méga-compagnies
d'immobilisation, des gens qui possèdent des gratte-ciel
n'ont pas besoin de bureaux, ils possèdent les bureaux;
les édifices à bureaux sont à eux; les centres
d'achats sont à eux. Nous sommes tellement endettés que
nous sommes rendus que les magasins font leur publicité:
achetez aujourd'hui, ne payez que dans un an. Que
ferons-nous dans un an si nous ne pouvons pas payer
aujourd'hui?
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