| De plus en
plus, nos colonisateurs de l'ouest du Canada voient que
le Québec veut se tenir debout. On a essayé toutes les
manigances pour diviser le Québec. On a réussi à
diviser 50% du Québec. On a réussi à diviser 40% des
Québécois. Mais ce que je trouve de plus dangereux,
présentement, c'est que l'on dise qu'après un
referendum, si le Québec votait en majorité pour faire
la scission, et que si le Canada est divisible, le
Québec est donc divisible; on apprend cela en 1996. Il a
toujours été dit, depuis des décennies, que le Québec
était indivisible. Malgré qu'en 1949, on a divisé le
Québec; on a donné le Labrador pour faire une province
Terre-Neuve. Quand
je vois un homme comme Preston Manning, dans l'ouest du
Canada, qui tient un langage provocateur; quand on voit
notre Premier Ministre du Canada qui tient un langage
provocateur; je me demande si on n'essaie pas de
provoquer les Québécois. Comme je le disais déjà, la
meilleure manière d'écraser un peuple, c'est de le
provoquer, le pousser à se révolter et à l'écraser.
De cette façon, quelqu'un qui est à genoux est toujours
en très mauvaise posture. Je me demande si on n'essaie
pas délibérément de provoquer les Québécois depuis
des décennies; un si bon peuple, un peuple recevant, un
peuple calme, paisible; on essaie de le provoquer pour le
pousser à peut-être réagir pour être capable de mieux
l'écraser, pour être capable de mieux l'assimiler.
Si on se souvient de ce que
l'on a fait aux Québécois, dans le temps des patriotes.
Un général surnommé "Le Brûlot" a brûlé
des centaines de fermes; ce que je trouve de plus
malheureux, c'est que ce sont des Québécois, des
Canadiens Français de pure souche, qui ont aidé des
commandants anglais à brûler des fermes québécoises.
C'est pour cela qu'aujourd'hui j'ai tellement peur que je
dis au peuple québécois que l'on peut dire non sans se
révolter. NON, C'EST NON. ASSEZ, C'EST ASSEZ! Cela ne
veut pas dire nécessairement de se séparer.
Si on est maître
chez-nous, on n'a pas besoin de se séparer. On est
maître chez-nous. Devenons maître chez-nous et cela ne
sera pas nécessaire de se séparer. C'est logique. Vous
êtes maître dans votre maison. Vous recevez qui vous
voulez et vous renvoyez qui vous voulez. Vous pouvez
être maître dans votre pays, maître dans votre
province sans avoir à déménager ou à quitter, ou à
vendre votre province comme vous n'êtes pas obligés de
vendre votre maison par ce que vous avez des gens trop
entreprenants qui viennent chez-vous. Vous le dites tout
simplement, vous leur montrez tout simplement la porte,
la sortie.
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