| Le nouveau
Maire de Montréal, l'ancien fleuriste qui envoie tout le
monde péter dans les fleurs pendant que lui, il est dans
les patates, qu'il est en train d'organiser une vente de
feu de la Ville de Montréal, qui veut vendre des
logements, jadis sociaux, rénovés aux frais des
contribuables. Monsieur est devenu une véritable machine
à recycler du "fric". Il veut vendre un
immense terrain appelé "Blue Bonnet" et tout
ce qui est à vendre présentement l'est à des prix
ridicules; tout près de 50% de la valeur réelle. Quand je disais au début du
manuscrit qu'il se pétait les bretelles par ce qu'il
s'était adjoint les services d'une cinquantaine d'hommes
d'affaires et que quelques uns d'entre eux sont des
hommes d'affaires probablement à l'affût de
"bonnes affaires". Toutes sortes de rumeurs
circulent présentement. La Ville liquiderait les
habitations Jeanne-Mance, un ensemble de 790 logements
(H.L.M.) situés au centre-ville. Si cette rumeur
s'avère fondée, il y a beaucoup de requins de la
spéculation qui n'attendent qu'un geste de la Ville de
Montréal pour se jeter littéralement sur cette mine
d'or. Le terrain des habitations vaut trois fois plus que
le prix des immeubles. Ça fait longtemps que l'on
cherche à détruire les logements qui sont construits
dessus. Et puis tant pis pour les 1,500 locataires qui y
vivent. Des familles qui ont de la misère à joindre les
deux bouts et pour qui payer un loyer de 250,00 $ par
mois est une bouée de sauvetage.
C'est surprenant, Monsieur
le Maire, de voir comment le pouvoir peut changer un
homme en si peu de temps, n'est-ce pas? Il y a d'autres
rumeurs qui disent que la Ville vendrait le chalet de la
montagne. Pour Monsieur le Maire l'avenir de Montréal
passe par la privatisation. Le partenariat: la solution
miracle en vendant tous les actifs municipaux,
élémentaire mon cher Watson, pour faire baisser la taxe
municipale de combien, 2%, 3% ? Comme cela a été le cas
de la vente du Pavillon de la France qui était évalué
à soixante-cinq millions et qui a été vendu
trente-quatre millions. La Ville avait investi quatorze
millions pour rénover ce pavillon, neuf millions pour
restaurer l'entrée du Pont de la Concorde. A vouloir
vendre comme ça tous les actifs de la Ville de
Montréal..., j'ai l'impression que c'est un test qu'on
est en train de faire. Là, la Ville de Montréal va
commencer à vendre ses actifs, va commencer à vendre
toutes les richesses, va vendre tous les biens de la
ville, et après, nos bons gouvernements (si la
population ne dit pas un mot, se laisse tondre comme
d'habitude) vont passer à des choses plus sérieuses;
c'est probablement ce que le fédéral et le provincial
ont déjà en tête. Privatiser, un partenariat! La
population va y trouver quoi en fin de compte?
La Ville veut vendre ses
sites d'enfouissement qui sont maintenant de véritables
mines d'or. Tous les hommes d'affaires vous le diront.
Belle occasion de renflouer la Ville, hein? Monsieur le
Maire a-t-il l'intention de vendre les 5675 logements à
prix abordable à la Société d'Habitation et de
Développement de Montréal? Là où quelque douze mille
locataires vivent. Avec une valeur de deux cent dix
millions, probablement que ce serait une manne
financière pour la ville, n'est pas? Quand Monsieur le
Maire parle de privatiser l'alimentation en eau, de
privatiser les services, de privatiser ou de vendre à
rabais des installations que les citoyens ont payé très
cher, se sont saignés pour payer de telles
installations, et qu'aujourd'hui vous voulez vendre la
maison pour payer votre note d'épicerie à l'exemple de
nos gouvernements provinciaux, à l'exemple de nos
gouvernements fédéraux qui ont vendu nos chemins de
fer, qui parlent de vendre nos compagnies
d'électricité, que bientôt peut-être ils vont
privatiser nos hôpitaux, vont privatiser le système
d'éducation, vont privatiser les universités. Il y a un
farfelu qui a même déjà dit peut-être pourrait-il
privatiser les routes!
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