Des Milliards pour les Banquiers
Les Empereurs de la Finance
- par Pierre-Paul Ouellette - 
Vers une civilisation immorale et inhumaine
  Que tous les hommes de bonne volonté qui veulent que les choses changent s'unissent au lieu de rester en solitaire et choisissent le cri de ralliement des Mousquetaires: 

"Un pour tous et tous pour un". 

Si vous avez aimé ce manuscrit, et même si ce n'est pas le cas, parlez-en à vos amis. Il ne faut pas qu'il dorme sur une tablette, sinon il restera muet à jamais.

Réveillons-nous avant qu'il ne soit trop tard! Unissons-nous et réfléchissons. Ensemble, donnons-nous une seconde chance. Arrêtons-nous, faisons quelques pas en arrière et cessons d'avancer la tête baissée par ce que, de plus en plus, nous nous dirigeons vers un piège, vers une civilisation immorale. On est maintenant rendu au point où la corruption est maîtresse de notre civilisation. Quand nous regardons les dirigeants des crimes organisés qui sont adulés par la population; des gens qui étaient payés par la population pour les protéger, des gens qui étaient contre les stupéfiants qui se sont faits prendre la main dans le sac. Quand on voit des dirigeants, des politiciens devenir fraudeur, des professionnels frauder la population, et que celle-ci regarde cela de façon stoïque, que c'est devenu monnaie courante; où allons-nous?

Quand la corruption est devenue monnaie courante et adulée par la population, quand des corrupteurs publics deviennent des idoles de la population, où allons-nous? Nous en reparlerons un peu plus tard. Quand nos dirigeants nous disent qu'ils vont faire leur possible pour vider les prisons car nos prisons sont sur­peuplées, nous allons faire des loi un peu plus tolérantes pour essayer de vider les prisons, où allons-nous? Quand nous voyons qu'un gars est allé manger au restaurant et n'a pas payé sa facture, reçoit une sentence de sept jours de prison, et qu'un importateur de "coke" qui s'est fait prendre avec un plein bateau de "coke", des tonnes et des tonnes de "coke", s'en tire par acquittement car il y a des failles dans la loi ou que certains policiers ont fabriqué des preuves et que ces failles et preuves servent toujours le même côté de la médaille; où allons-nous? Quand je vois un baron de la drogue en Amérique du Sud adulé par la population et qu'ici on prend un de nos jeunes avec même pas un gramme de hachisch ou de marijuana et qu'on l'emprisonne, où allons-nous? Quand nous voyons un père de famille se faire saisir son automobile, faire saisir ses meubles par ce qu'il doit quelques milliers de dollars à l'impôt; quand je vois à la télévision des compagnies qui doivent des millions et des millions en impôt et que certains hauts fonctionnaires gardent le dossier sur leur bureau et qu'ils ne mettent pas les lois en application par ce que ce sont des multinationales, des Empereurs de la Finance qui doivent ces millions-là après être passés à travers toutes ces échappatoires, tandis que le pauvre père de famille qui a peut-être beaucoup de peine à joindre les deux bouts, on le saisit, on lui fait des saisies de salaire à lui qui a le cœur de travailler pendant que les Empereurs, eux, profitent de toutes les échappatoires et que par surcroît ne paient pas leurs impôts; le peu d'impôts qu'ils ont à payer; où allons-nous?

J'ai l'impression que nous n'allons pas dans le bon sens! Est-ce que ces gens seulement ont du bon sens? Ils agissent comme des automates. Si un automate n'a pas été programmé pour être intelligent, il ne l'est pas. Et si des gens appliquent des lois d'une façon inintel­ligente, ils ne valent pas mieux que les automates sans âme. Quand je lis les journaux et que je vois que des gens refusent, selon certaines directives, d'aller porter secours à un vieillard qui meurt dans la gadoue, dans la neige au froid, à moins vingt degrés par ce qu'ils avaient comme directive de ne pas aller à l'extérieur de l'hôpital pour porter secours; qu'une infirmière a transgressé les ordres pour aller porter secours à un être humain mourant en avant d'un hôpital, mais que les gens à l'intérieur refusaient de sortir car ils avaient une directive de l'administra­tion. Pourtant un hôpital se doit d'être humain; des médecins se doivent d'être encore plus humains; de plus, ils ont prêté serment de tout faire pour sauver les vies. A ce que je sache, le directeur d'un hôpital est normalement un médecin. Comment un médecin qui a prêté serment peut-il donner une directive semblable; comment peut-il empêcher son personnel de porter secours à un mourant. Cela s'applique aussi à certaines compagnies d'ambulanciers et à beaucoup d'autres circonstances...

Et quelques jours plus tard, un pit-bull aura défiguré un enfant; la S.P.C.A. ne peut pas euthanasier le chien, les gens refusent d'euthanasier le chien; on fait venir des grands spécialistes, des personnes diplômées pour faire une évaluation du chien. L'enfant, elle, vous ne croyez pas qu'elle a déjà une évaluation dans le visage? Non? L'évaluation que le chien s'est fait lui-même et que l'enfant va avoir toute sa vie dans son visage, ce n'est pas suffisant? Nous n'avons pas le droit d'euthanasier un chien. L'enfant, elle, avait le droit de se faire manger le visage. On va prendre la défense d'un chien et faire un branle-bas de combat pour sauver la vie d'un animal et quelques jours avant, on a laissé mourir un homme par ce que cela était dans nos directives.

Quand je parle, depuis le début du manuscrit, que nous allons vers un monde inhumain où il n'y a plus de place pour les bons sentiments, vers un monde sans conscience, sans compassion, sans âme, en voilà une preuve. Nous serons régis par des règlements appliqués par des robots, des automates sans distinction et nos dirigeants s'en laveront les mains; nous aurons ainsi de plus en plus de protecteurs du citoyen qui ne protégeront plus personne.

Quand nous savons que dans le dernier budget on a coupé des fonds aux protecteurs du citoyen; doucement on coupe dans ces budgets tout en maintenant une illusion de protection mais le protecteur du citoyen, lui-même, est venu nous le dire à la télévision que l'on avait sabré dans son budget d'opération et que ça nuisait au fonctionnement. Si ce n'est pas une économie de bout de chandelle, je me demande ce que cela est réellement, ou peut-être que si le protecteur du citoyen avait tous les moyens nécessaires à sa disposition, il serait plus efficace. Mais s'il était tellement efficace, il deviendrait peut-être embarrassant sinon menaçant. Donc, le meilleur moyen de bâillonner le protecteur du citoyen c'est de lui enlever les moyens.

Comment nos députés, ces gens qui ont été élus par la population, peuvent-ils laisser faire des choses semblables? Comment nos députés, que l'on a envoyé en chambre pour nous protéger, peuvent-ils faire des choses semblables? Quand je regarde où en est notre dette nationale et notre dette du Québec, quand nous savons que nos deux premiers ministres à Ottawa et à Québec, deux libéraux, ont siégé pendant plus vingt ans, on sait très bien que le parti libéral est très près de l'establishment. Avant l'avènement de ces deux Premiers Ministres, le Québec et le Canada n'étaient pas autant endettés qu'ils le sont aujourd'hui.

J'admire la politique américaine: deux mandats, c'est assez. Si on avait limité ces deux Premiers Ministres à deux mandats, probablement qu'ils ne nous auraient pas endettés comme nous le sommes. Au dernier référendum, quand nous voyons que ces deux premiers ministres ont contribué à nous endetter pour des décennies, nous endetter nous et puis nos enfants. Aujourd'hui, mon enfant qui vient au monde a déjà une dette colossale sur les épaules. Quand je vois ces mêmes personnages prendre une tribune au Québec et être encore acclamés; sommes-nous masochistes?

Nos gouvernements donnent des PRIVILÈGES SPÉCIAUX aux ÉLITES!

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