| Quand nous
regardons toutes les études qui sont faites à coup de
millions, tous les référendum coûteux pour des choses
qui auraient été très simples à régler. Quand nous
regardons, au Québec, comment on a cherché à diviser
ce petit peuple. Combien cela aurait été simple entre
un canadien français qui vit ici depuis 40 ans et un
canadien anglais qui vit ici depuis 40 ans (ce ne sont
pas un français et un anglais, ce sont deux québécois)
de vivre dans l'harmonie continuellement tant que l'on
n'essaie pas de les diviser. Pourquoi on cherche à faire porter
l'odieux sur le dos des immigrants qui ont voté en
majorité pour le non au dernier référendum; on essaie
de faire dire aux statistiques que c'est la faute des
immigrants. Ce n'est pas la faute des immigrants, c'est
la faute à l'image qu'on a donné aux immigrants.
Dans mon livre à moi, je
considère qu'un immigrant est une personne qui est venue
vivre chez-moi. Si j'invite dix personnes chez-moi ce
soir pour écouter une partie de hockey et que neuf de
mes amis sont de langue française et un de langue
anglaise, je vais avoir assez d'intelligence pour dire:
écoute, ce soir j'ai dix invités, tu fais partie de mes
invités par ce que tu es mon ami mais j'aime mieux
t'avertir à l'avance, on écoute le hockey en français.
Et si mon ami refuse de se joindre à nous c'est sa
décision, mais au départ, les conditions sont établies
clairement. Si cet ami décide de venir, pourquoi
serait-t-il fâché contre moi si la télévision est à
un poste français? Pourquoi ne pas faire comprendre à
cet invité que nous sommes tous des québécois, nous
sommes tous citoyens de la même communauté avec un but
commun: vivre en harmonie. Comme je le disais déjà,
pourquoi ne serions-nous pas des citoyens du monde?
Combien de souffrances, de
guerres auraient pu être évitées si tous les gens
avaient décidé d'être des citoyens du monde au lieu de
se diviser en races, en couleurs, en religions, en
factions, en partis politiques. Toutes des choses qui
n'ont pas vraiment de sens ni d'importance. Si on voyait
la terre comme en étant à bord d'une navette Apollo ou
à partir d'un satellite, on verrait les États-Unis, le
Canada, l'Amérique du Sud comme n'ayant aucune
frontière. Les hommes ont dessiné des lignes sur des
cartes et on se bat pour des lignes imaginaires, des
lignes fictives, car en regardant la terre, aucune ligne
n'y a été dessinée. La terre pourrait être un grand
continent au lieu d'être différentes parcelles où on
se bat pour des lignes fictives.
Pourquoi se battre pour des
religions? Il n'y a qu'un seul Dieu pour les mahométans;
il n'y a qu'un seul Dieu pour les bouddhistes; il n'y a
qu'un seul Dieu pour les chrétiens; il n'y a qu'un seul
Dieu pour les indiens. Qu'on l'appelle par le nom qu'on
voudra, il n'y a qu'un seul Dieu, c'est le nom qui
change. Quand on parle d'un Dieu on pourrait dire
"Le Manitou et Ses anges". C'est tout
simplement diviser pour régner. Les religions, les
races, les couleurs ont toujours été des prétextes
pour la guerre.
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