| Moi je dis
que la solution c'est que tous les gens qui sont
écurés du système, tous ceux qui sont tannés,
qui se sentent désabusés, se réunissent pour agir; ne
pas attendre après le gouvernement; nous réunir pour
agir concrètement, revenir au système de bénévolat,
un genre de grande corvée. Tous ceux qui ont du temps à
donner, les gens du troisième âge aussi; se réunir par
région. Nous sommes en période de crise; c'est comme
s'il y avait eu une inondation; regardez à Châteauguay
ou partout où il y a eu inondation, les gens se sont
regroupés pour faire une grande corvée, nettoyer,
trouver des meubles jusqu'à Québec même, pour pouvoir
aider ceux à qui le gouvernement ne donnait qu'une aide
minimum en cas de catastrophe. Regardez les télé thons;
on a ramassé cette semaine deux millions trois cent
mille dollars même si on est en période de récession. Les Québécois sont un peuple
encore excessivement généreux. Pour être capable
d'aller de l'avant, il faudrait maintenant être
généreux de notre temps. Nous réunir, planifier notre
temps. On dit toujours que ce sont les gens qui en font
le plus qui ont le plus de temps libre par ce qu'ils
planifient leur temps, il y a moins de perte de temps.
Nous pouvons nous réunir,
prendre le bassin de la population sans rien imposer, il
faut que cela reste du volontariat. Commençons par
alléger les finances de nos municipalités en essayant
de faire des travaux communautaires chacun dans nos
municipalités, comme repeindre une mairie, ou réunir
des ouvriers pour bâtir une nouvelle mairie. En faisant
cela, nous pourrions baisser nos taxes.
Les syndicats aussi
devraient nous aider. Quand nous avons des corvées
publiques, les syndicats devraient nous aider. J'ai vu
déjà, à Saint-Hubert, que le syndicat des cols bleus
nous avait mis des bâtons dans les roues par ce que l'on
avait développé un programme pour les jeunes au salaire
minimum. Une partie nous était versée par le
gouvernement mais les syndicats ont exigé que la ville
paie les étudiants au même salaire que les cols bleus,
étant donné que cela enlevait de l'ouvrage à ceux-ci.
Par contre, il faut avoir
le consensus de tous si on veut faire quelque chose de
valable. Un consensus des gouvernements, du peuple, des
syndicats; une consultation populaire avec un seul but:
la réussite. La réussite de nos projets, la réussite
d'une grande corvée, la réussite pour que le peuple
finisse par se sortir de ce marasme. N'attendons pas de
l'aide de nos gouvernements, prenons nos affaires en
mains et bâtissons tous ensemble.
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