Des Milliards pour les Banquiers
Les Empereurs de la Finance
- par Pierre-Paul Ouellette -
 
Éduquer au lieu de légiférer
  Que tous les hommes de bonne volonté qui veulent que les choses changent s'unissent au lieu de rester en solitaire et choisissent le cri de ralliement des Mousquetaires: 

"Un pour tous et tous pour un". 

Si vous avez aimé ce manuscrit, et même si ce n'est pas le cas, parlez-en à vos amis. Il ne faut pas qu'il dorme sur une tablette, sinon il restera muet à jamais.

Dans mon temps, un homme devenait adulte à 21 ans. Pour que nos politiciens aillent chercher le plus de votes possibles, on a réduit l'âge de la majorité à 18 ans. Tout ceux qui sont d'un certain âge qui lisent ce manuscrit se rappel­leront sûrement qu'à 19 ans, même jusqu'à 20 ans, nous avons fait des conneries. Je considère que nous n'étions pas des "hommes" avant 21 ans. Pourquoi, aujourd'hui, on a abaissé l'âge de la majorité à 18 ans? Pourquoi, dans notre temps, ça prenait 21 ans pour faire un "homme" et aujourd'hui ça n'en prend que 18? Et même, on a déjà pensé baisser l'âge de la majorité à 16 ans pour le droit de vote ou pour certaines autres choses.

Combien de parents laissent le soin au système scolaire de les éduquer au lieu de prendre les enfants et leur montrer, leur apprendre, leur donner des cours de l'université de la vie. Quand mon père disait souvent: l'expérience ça ne s'achète pas, ça s'ac­quiert. Et nous, les parents, nous pouvons transférer à nos enfants l'expérience de la vie que nous avons eue. Dans notre temps l'esprit de famille était grand; les parents étaient beaucoup plus disponibles pour les enfants; les enfants avaient pratiquement toujours les deux parents à la maison; maintenant les enfants, dès leur tout jeune âge, sont envoyés à l'école, assez pour les écœurer. Dans notre temps, on commençait l'école vers l'âge de six ou sept ans; aujourd'hui on a créé les maternelles; après arrivèrent les pré-maternelles; après surgirent les pré pré-maternelles auxquelles on a donné toutes sortes de noms: les sarcelles, les étin­celles... J'ai l'impression qu'au début, tous ces endroits, pré pré-maternelles et la suite, étaient des garderies déguisées. Comment voulez-vous qu'un enfant reçoive les valeurs de ses parents quand déjà, au biberon, il est placé en garderie (soit à l'extérieur ou à la maison)? Quelquefois, le seul esprit de famille que cet enfant aura reçu sera l'imprégnation qu'il y a dans ses gènes. Des fois même, on se demande pourquoi un enfant a des manières de la voisine, qu'il n'a rien de la mère ou du père, par ce que cet enfant-là a été gardé depuis l'âge du biberon. Après on se demande pourquoi nos enfants sont tellement perturbés. Que leur avons-nous donné?

Avec l'élevage psychologi­que que l'on a essayé d'implanter, j'ai vu souvent des amis dire à un enfant de sept, huit ans, neuf ans: ah, fais ce que tu veux, c'est toi qui prends la décision: c'est toi qui va en subir les con­séquences. Après cela on prenait un enfant de 7-8-9 ou 10 ans, on essayait de lui faire prendre conscience du bien ou du mal: on prenait cet enfant et on le traumatisait car les enfants font beaucoup de choses par impulsion. Si on prend cet enfant et puis on essaie de simplement s'en remettre à son esprit de décision, c'est encore un enfant, c'est UN ENFANT.

Pourquoi essayer de faire culpabiliser un enfant en lui disant si tu prends une bonne décision tant mieux mais par contre, si tu fais mal tu en subiras les conséquences. Tout repose sur tes épaules. Quand nous savons que, nous, les adultes, même avec toute l'expérience de la vie que nous avons et à n'importe quel âge, parfois nous commettons des erreurs. Quelque­fois, nous-mêmes avons des difficultés à assumer les responsabilités de nos actes. Comment pensez-vous que cet enfant-là ne se sentira pas traumatisé. Quand nous étions jeunes, dans mon temps, si nous étions malheureux c'était par ce que nos parents étaient trop durs, nous mettaient trop de restrictions. Si on était malheureux et qu'on sentait qu'on ne pouvait vivre notre vie adéquatement, on mettait le blâme sur le dos de nos parents, des éducateurs. Aujourd'hui l'enfant n'a que lui-même à blâmer.

Aujourd'hui, on essaie d'accélérer le vieillissement comme on le fait pour le vin: en mettant des accélérateurs; on essaie d'accélérer le vieillissement des enfants. Aujourd'hui les jeunes filles, à douze ans, sont devenues des femmes. On essaie de faire des jeunes de seize ans des hommes tandis que dans notre temps, à douze ans, les jeunes filles jouaient à la jeune maman avec leurs mères dans la cuisine ou dans la maison, et les jeunes garçons jouaient au cowboy ou avec des camions dans le sable. Les jeunes filles jouaient à la poupée à l'âge où aujourd'hui nos jeunes filles jouent aux femmes. Et après cela on se plaint qu'il y a trop de délinquance. Les enfants sont laissés à eux-mêmes ou sont protégés par des semblants de protection; de l'illusion de protection comme les adultes sommes protégés d'une façon illusoire; on vit dans un système inhumain. Pourtant, c'est un système pour les humains, contrôlé par des humains mais d'une façon inhumaine.

Toutes les valeurs fondamentales, à partir du berceau, qui faisaient de nous un homme, une femme, un père, une mère sont devenues impersonnelles, sont laissées entre les mains de certains bureaucrates qui ont voté des lois, qui appliquent les lois pour faire semblant de nous protéger tout en se créant des empires pour eux-mêmes, des jobs grassement payées. Ce n'est pas moi qui le dit, combien d'éducateurs, de professeurs que nous avons rencontrés, qui ne sont plus heureux maintenant d'enseigner. Dans notre temps, l'enseignement c'était une vocation. Combien de gens ont choisi l'éducation comme métier car ils avaient une vocation d'enseigner. Hé, comment que c'est beau l'enseignement! Pourquoi, aujourd'hui, tant d'éducateurs n'ont plus la motivation qu'ils avaient autrefois? Je parle des enfants mais par contre lorsque l'on discute avec les éducateurs, les gens qui ont choisi ce métier-là, et qu'eux-mêmes ne sont plus d'accord avec la façon dont nos écoles et le système d'éducation sont dirigés. Les éducateurs, eux-mêmes, ont les mains et les pieds liés. C'est aberrant, n'est-ce pas? Eux-mêmes ne peuvent plus donner l'éducation, les enseignements qu'ils jugent bons pour les enfants. Et maintenant les comités de parents, les comités d'école, les commissaires, les grands chercheurs de nos universités, les grands diplômés de nos écoles font un refonte de l'éducation et un autre projet de loi contribuant à construire la Tour de Babel de plus en plus haut sans que personne ne se comprenne.

Et nous payons des millions et des milliards et maintenant, on parle de sabrer dans les dépenses par ce que l'éducation nous coûte trop cher tout en donnant une éducation médiocre. Et plus tard, nous ne pourrons plus payer pour l'éduca­tion avec nos taxes car nous sommes trop endettés et on devra payer de nos poches pour faire éduquer nos enfants encore dans un système de Tour de Babel.

Nos gouvernements donnent des PRIVILÈGES SPÉCIAUX aux ÉLITES!

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