| Quand je lis
les journaux et que je vois le gouvernement central qui
paie des primes de séparation tellement alléchantes
pour les fonctionnaires qu'ils s'empressent de mettre
leur nom sur la liste de pré-retraire. Quand je regarde
des fonctionnaires qui s'empressent de signer, qui ont
déjà de très belles pensions comme nos députés et
puis qu'on leur donne en plus des primes de séparation
telles qu'ils se dépêchent de signer, et même s'ils ne
suivent pas la ligne de conduite de leur syndicat. Quand
dans les mêmes journaux, quelques jours plus tard, on
parle que les juges de la Cour Supérieure nommés par
Ottawa qui ont accumulé quinze ans de service peuvent,
à compter de 65 ans et pour 10 ans, travailler la
moitié de l'année seulement avec le plein salaire de
155 800,00 $. Je crois que 155 800,00 $ par année est un
peu au-dessus du salaire minimum et qu'avec ce salaire
ces gens ont pu se ramasser un bon fonds de pension. Quand nous regardons l'ouvrier qui,
au salaire minimum, ne peut certainement pas se ramasser
le même fonds de pension mais qu'on lui dit que dans les
années 2015, il n'y aura plus d'argent pour toi. Il
faut, qu'à même ton salaire minimum, tu sois capable de
te ramasser une rente pour tes vieux jours. On appelle
cela un R.E.É.R.(rire): c'est vraiment rire de nous.
Et on avale cette couleuvre. Si tous les juges prenaient
leur retraite avec les deux tiers de leur salaire à 65
ans, Ottawa devrait pour les remplacer nommer à gros
prix un nombre important de nouveaux juges. Ainsi
préfère-t-il financer pour les juges surnuméraires
la différence entre les deux tiers du salaire, les
prestations de retraire et le plein salaire moins la
contribution de 7% des juges devenus surnuméraires à
leur plan de retraite. Comme d'habitude, on noie le
poisson, on fait de grandes études par des grands
théoriciens, on nous donne des montagnes de chiffres,
quelquefois même contradictoires, pour finir en bas de
ligne par nous faire avaler toutes les couleuvres, car
les gens après avoir lu la moitié du paragraphe sont
tellement mêlés qu'ils doivent recommencer à deux ou
trois reprises pour comprendre l'idée.
Les gens se tannent, virent
la page ou s'en vont directement aux sports. Au moins
c'est simple: 7 à 2 pour Canadien c'est une victoire, 5
à 1 pour Canadien c'est encore une victoire, 9 à 2
c'est un massacre, mais 0 à 5 c'est une défaite.
Quelques jours plus tard, dans le même journal:
"Une bonne nouvelle pour les ex-employés de la
compagnie de machines à coudre. Les employés avaient
droit à un fonds de retraite de dix millions de dollars
avec les intérêts, il s'agit maintenant d'une somme de
15 millions que les employés devaient toucher après des
années de batailles judiciaires; huit ans de batailles
judiciaires; d'appel en appel, de rappel en rappel. Il
aura fallu huit ans à six cents retraités dont
maintenant 40% sont décédés. Dans les deux cas les
compagnies s'étaient approprié les surplus actuariels
de la Caisse de Retraite et avaient également pris
congé des contributions et payé ses avocats, ses
actuaires et ses experts à même la Caisse de Retraite
des employés. Et cela dit, pour le cas des employés, le
dossier n'était toujours pas réglé, le curateur public
n'ayant pas commencé à distribuer les sous, on
attendait toujours de savoir qui allait leur venir en
aide pour récupérer 14 millions de dollars qui ont pris
illégalement le chemin des États-Unis.
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