Des Milliards pour les Banquiers
Les Empereurs de la Finance
- par Pierre-Paul Ouellette - 
Délivrons-nous, regroupons-nous
  Que tous les hommes de bonne volonté qui veulent que les choses changent s'unissent au lieu de rester en solitaire et choisissent le cri de ralliement des Mousquetaires: 

"Un pour tous et tous pour un". 

Si vous avez aimé ce manuscrit, et même si ce n'est pas le cas, parlez-en à vos amis. Il ne faut pas qu'il dorme sur une tablette, sinon il restera muet à jamais.

J'espère que nos syndicats sont en train de s'apercevoir que, présentemen­t, ils livrent le plus grand combat de leur histoire. J'espère que nos syndicats ont assez de flair pour comprendre que les Empereurs de la Finance sont en train d'essayer de les mettre, eux et leurs membres, à genoux. Si je regarde le mot inflation, je pense immédiatement à une "balloune". L'inflation: ils grossissent, ils gonflent la "balloune". Récession: ils dégonflent la "balloune". Dans mon manuscrit, je prend des exemples bien simples: on a gonflé les budgets, on a gonflé les dettes du peuple, on a gonflé les dettes gouvernementales et aujourd'hui, on dégonfle la "balloune". On a créé l'inflation et on a créé la récession de toute pièce. Les premières récessions que l'on a créées, on les a appelés "crash" économiques fictifs pour simplement voir les résultats; expérimenter de nouvelles bombes économiques: c'est quasiment aussi pire qu'une bombe atomique. Bientôt, ça va faire mourir des gens de faim; cela fera presque autant de victimes que les guerres atomiques. Maintenant, on se livre des guerres économiques avec l'avènement de la mondialisa­tion, la commercialisation mondiale, les échanges mondiaux. Mondialisation de la technique de répression et d'oppression. Les syndicats: on est en train d'essayer de vous faire avaler des couleuvres, on est en train d'essayer en créant une récession et en créant le chômage, en fermant des compagnies, en se transférant les multi-nationales de l'un à l'autre, les Empereurs de la Finance réduisent l'ouvrage, les investissements, ne créent plus d'emplois, endettent nos gouverne­ments avec des régimes sociaux et obligent les syndicats à négocier à genoux et à accepter des pertes de salaire, signer des conventions collectives à rabais en apeurant la population.

Sûrement, vous êtes rendus à un point où vous vous rendez compte vous-mêmes que vous êtes maintenant au même niveau que ceux que vous défendez, vous êtes devenus impuissants. Il y a peut-être un moyen: pourquoi la population ne formerait-elle pas un regroupe­ment des associations du Québec pour protéger la population. Quand nous avons formé des syndicats, c'était pour protéger les ouvriers contre les employeurs abusifs. Malheureusement, les Empereurs de la Finance avec leurs multinationales, ont contourné l'objectif réel de la syndicalisation. Ils ont simplement trouvé de nouvelles manières pour contourner.

Aujourd'hui, on a favorisé le travail à temps partiel. Prendre les gens, les envoyer travailler à la maison; donc, ils peuvent éviter la syndicalisation. Avec des employés à temps partiel, ils évitent toute permanence, tout droit acquis. Quand ils ont sorti les femmes des maisons sous prétexte de l'effort de guerre et même après, on a tout simplement engagé du "cheap labour" car on le sait, la femme est sous-payée. On a pris des emplois d'hommes syndiqués, rendus trop chers à leurs goûts, et on les a donnés à des femmes à un salaire moindre; même en étant syndiqués, cela est arrivé. Et maintenant nouvelle bataille: égalité des salaires; bataille perdue d'avance car on remplace maintenant les femmes et les ouvriers par des automates, des ordinateurs. On les renvoie chez-eux. On négocie des conventions collectives à rabais.

On endette le peuple; le gouvernement par les programmes sociaux met la population à genoux, les syndicats à genoux exactement comme dans les années 1930, 1940. Durant ces années, en temps de guerre, les gens travaillaient pour l'effort de guerre, sept jours par semaine: douze heures par jour cinq jours par semaine, puis le samedi et le dimanche - huit heures par jour. On faisait travailler les femmes dans les usines, on envoyait les jeunes hommes se faire tuer à la guerre, on envoyait les maris au front pour être capable de mieux manipuler leurs femmes. Nos politiciens nous ont leurrés avec leurs beaux slogans: faisons des efforts de guerre pour détruire le nazisme. On a laissé le nazisme s'implanter très bien en Europe, pour être capable de mieux le combattre, pour faire encore une plus belle guerre.

Et à qui a profité tous ces milliards dépensés en armements, quand on sait que la guerre de 1939-45 a coûté quatre cents millions par jour. Si on avait pris ce même argent pour le dépenser en programmes de paix à travers le monde, on aurait pu même irriguer le désert du Sahara pour le cultiver; on aurait pu marcher sur la lune bien avant les années 60. Si on avait pris tout cet argent pour le mettre au service de l'humanité au lieu d'anéantir des villes, réduire le travail de millions et de millions d'êtres humains qui pendant des années ont bâti ces villes, de rendre des millions d'êtres humains infirmes, de rendre des femmes veuves, des enfants or­phelins. On a tué l'élite de la population à la guerre car seulement l'élite pouvait aller se battre.

En 1996, on n'a pas encore appris. L'histoire ne nous a pas encore donné de leçon car dans notre petite province ou dans notre grand pays nous pourrions faire tellement de choses pour le bien de l'humani­té, pour le bien du peuple. Les syndicats, comme mentionné précédemment, doivent livrer leur plus grande bataille pour leur survie. Depuis quelques années, je regarde les syndicats, colloques par dessus colloques, études gouvernementales par dessus études gouvernementales faites par des technocrates; la plus part du temps, des technocrates disjonctés de la réalité qui font des études par dessus études, projets par dessus projets de loi: une Tour de Babel qui ne mène à rien; des études qui compliquent des choses très simples. Nous savons que les technocrates ont l'art de compliquer les choses simples a fin de pouvoir en parler entre eux sans que personne ne comprenne. Donc, de cette façon ils gardent leur "job" plus longtemps.

Nos gouvernements donnent des PRIVILÈGES SPÉCIAUX aux ÉLITES!

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