| En 1939-45,
les gens en Angleterre, en France, en Europe avaient
tellement peur d'avoir la guerre qu'on a laissé Hitler
détruire à feu et à sang toute l'Europe. On a eu peur
d'avoir la guerre jusqu'à ce qu'elle éclate.
Maintenant, nos dirigeants ont peur d'avoir peur, ont
peur des financiers, ont peur que l'on nous
"décote", ont peur pour leur image. On veut
donner à l'extérieur une belle image du pays, une image
de richesse pour demander aux investisseurs que venir
mieux nous saigner. On soigne notre image. Les gens sont
endettés à l'os mais continuent à changer
d'automobile, leur maison n'est pas assez grande, on
continue à s'habiller comme des cartes de mode, à payer
dans un an, à payer des taux d'intérêts presque
usuriers, on continue l'image de richesse. On a vu que
maintenant pour maintenir l'image, les villes ne montrent
jamais à la télévision les pauvres, les itinérants.
Même à Montréal, on en a; on ne les montre pas à la
télévision? Le peuple va s'en charger. Les Empereurs de la Finance ont
contribué à l'appauvrissement du peuple. Au
gouvernement, on s'en prend à ceux qui sont à la charge
du système comme les prestataires d'assurance-chômage,
de bien-être social; les Empereurs de la Finance le
veulent. Le bien-être social et l'assurance-chômage
sont voulus par les Empereurs de la Finance par ce que
c'est le meilleur moyen d'appauvrir notre gouvernement,
de la saigner à blanc et de l'endetter avec des taux
d'intérêts et puis après on dit au gouvernement,
couper, sabrer dans ce qui va au peuple sinon nous allons
vous "décoter" et vous allez payer encore plus
cher de taux d'intérêts. On force le gouvernement mais
par contre, c'est voulu. Quand on sait que depuis le
début des années 1990, nous vivons une récession; on
coupe des emplois partout, on crée du chômage, et
après quelque temps ces chômeurs deviennent
prestataires du bien-être social mais de plus en plus,
on coupe. On sabre dans l'assurance-chômage et plus il y
aura de gens sur l'assurance-chômage, plus il y en aura
sur le bien-être social, et nos gouvernements
s'arrachent les cheveux et ne savent plus où sabrer.
Mais par contre, ils ne sabreront jamais dans leurs
dépenses, dans leurs empires.
Quand nous voyons que le
gouvernement sabre dans la fonction publique, on donne ce
qu'on appelle des préretraites avec des primes de
séparation, pour certains fonctionnaires, dignes d'un
roi avec même des "parties" ou de
"fêtes". Quand nous regardons ces primes, ces
pensions qu'on donne à ces gens, quand on regarde les
pensions qui ont été votées pour nos dirigeants, quand
nous regardons que des employés d'une certaine compagnie
de machines à coudre au Québec qui s'était appropriée
le fonds de pension des employés, que cette compagnie a
été jusqu'en Cour Suprême et qu'une bonne partie des
employés sont morts avant de toucher leurs primes par ce
que les démarches ont traîné sur plusieurs années.
Quand je parlais de la justice des riches, la justice qui
est aveugle, en voici un bel exemple de la justice des
riches.
Quand je vois que nos
gouvernements vont donner à celui qui crie le plus fort,
à de petites associations noyautées, quand je vois des
associations qui crient fort et qu'on leur donne des
suçons pour les faire taire et toujours au détriment de
la population. Comme exemple, il y a quelques années
certains extrémistes de certaines réserves indiennes
car ce n'est pas la majorité des indiens mais quelques
extrémistes ont tenu en haleine notre police et l'armée
pendant plusieurs mois par ce que nos gouvernements
avaient peur d'avoir peur. Quand nous regardons cela,
nous les simples citoyens, de voir que nos gouvernements
dépensent des fortunes pour régler des problèmes qui,
en réalité, ne sont que de la poudre aux yeux pour
être capable de faire passer leur loi ou leur règlement
pendant qu'on nous amuse avec des choses inutiles, quand
je vois que depuis des années on nous endort avec la
Constitution, qu'on nous endort avec les référendums
pendant qu'on passe des T.P.S., des T.V.Q., des taxes ici
et des taxes là; pendant qu'on endort la population avec
des choses futiles, la liberté d'un pays, la liberté de
l'âme, c'est normal, c'est naturel. Cela devrait être
naturel pour nous aussi mais on nous endort avec des
référendums pendant ce temps-là on laisse traîner
l'économie.
On nous endort avec un
budget, on nous endort avec un endettement pendant que
nos dirigeants, au lieu de couper à la bonne place,
vont couper encore aux citoyens; on a commencé avec les
soins dentaires, les examens de la vue, avec une foule de
choses que l'on a coupé lentement pour voir la réaction
du peuple. On a coupé des lits dans les hôpitaux,
maintenant on ferme des hôpitaux après on parle de les
vendre à l'entreprise privée.
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