| Nous
pourrions prendre les rênes de notre destinée en main;
nous pourrions avoir un regroupement du peuple, et ce
regroupement devrait être constitué sans égard au
rang, au statut ou au métier de ses membres. Tous
pourraient en faire partie. Tous les travailleurs
pourraient être membres quels que soient le genre de
métier qu'ils occupent, la fonction ou le rang qu'ils
détiennent, qu'ils soient fonctionnaires ou
infirmières, ouvriers ou manuvres spécialisés,
sans aucune caste, sans quoi que ce soit. Tous les hommes
et les femmes de bonne volonté y seraient bienvenus. Le premier règlement serait: des
gens de bonne volonté qui veulent vivre en harmonie et
libre. Tous les gens qui veulent un changement dans le
bon sens pourraient faire partie de ce regroupement.
Aider les autres, nous unir, trouver des solutions. Ce
regroupement unirait, s'ils le veulent bien, les
syndicats de travailleurs et d'ouvriers. Ceux-ci
apporteraient leur expérience, leurs connaissances.
Former une vraie union, sans division, sans querelle.
Trouver des solutions simples, pacifiques et apolitiques
pour le bien de la collectivité. Ce regroupement, par
exemple, pourrait être divisé en cent deux comités qui
représenteraient les cent deux comtés électoraux avec
une centrale. Ces cent deux comités de citoyens,
représentatifs de leurs membres, pourraient voir au bon
fonctionnement de chaque comté électoral et en faire
part à leur député et faire sentir à celui-ci qu'il a
l'appui de la population. Faire sentir à celui-ci qu'il
doit aller défendre les intérêts de ses citoyens au
lieu d'aller défendre la ligne du parti.
Ces cent deux comités
pourraient se réunir périodiquement avec les membres
des syndicats ouvriers pour discuter des problèmes
majeurs ou prendre des décisions, ou même si on regarde
les dédoublements qui se font au gouvernement, le
gaspillage éhonté qu'on endure, si ces comités
pouvaient structurer un bénévolat, il y a tellement de
gens qui pourraient donner quelques heures par semaine,
quelques jours par semaine. Je ne veux pas m'attaquer,
quand on parle de couper ceux qui reçoivent du
bien-être social, de l'assurance-chômage, si chaque
membre pouvait donner une cotisation minimum, nous
pourrions ramasser des fonds, on pourrait s'autofinancer,
autofinancer des programmes. Si dans les hôpitaux, on
pouvait prendre du bénévolat; si dans certains
programmes de réparations comme pour les écoles, les
hôpitaux, les routes; si des gens de la construction, à
un moment donné, pouvaient se réunir pour faire de
grandes corvées; plus nous sauverions d'argent, plus les
gens en auraient en poche. Si on se prenait en main. Le
gouvernement fédéral de plus en plus veut garder les
programmes sociaux, veut garder la main haute mais ne pas
transférer d'argent dans ces programmes sociaux. Donc,
on laisse de plus en plus aux provinces le problème de
financer ces programmes. Si nous continuons à dépenser
et à gaspiller, nous allons finir par ne plus avoir
d'argent du tout pour cela. On devrait peut-être essayer
de mieux structurer le bénévolat pour aider ce secteur.
Regardons le secteur des
écoles. Dans mon temps, on ne transportait pas les
écoliers en autobus. Combien nous coûte ce système?
Tout ce système qui a été instauré: prendre des
écoliers de Beloeil, les envoyer à St-Hyacinthe et
prendre ceux de St-Hyacinthe pour les amener à Beloeil.
Je n'ai jamais compris pourquoi. Les technocrates vont
justifier leur geste mais par contre, cela semble si
simple pour le citoyen ordinaire. Essayer de garder nos
élèves de Beloeil à Beloeil, peut-être
sauverions-nous et couperions-nous dans des dépenses
inutiles.
Dans le passé nos gens
étaient instruits à moindre coût par ce que les
religieux et les religieuses administraient l'éducation
d'une façon économe. Aujourd'hui, on le sait, il faut
que tout coûte cher. Plus il y a d'argent dans le pot,
plus il y en a qui sont capable de s'en mettre plein les
poches ou plus il y a d'amis à qui remplir les poches.
Si nous ne prenons pas la décision d'arrêter le
gaspillage aujourd'hui, tôt ou tard nous serons obligés
d'y arriver car il n'y aura plus d'argent dans le pot.
Aujourd'hui, les gens ne peuvent presque plus donner
d'argent mais par contre, beaucoup en reçoivent et ont
beaucoup de temps disponible. Si ces gens de bonne
volonté donnaient plus de temps à la collectivité,
nous pourrions sans doute économiser quelque part.
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