| Si on regarde
combien d'études ont été faites sur l'assainissement
des eaux, comment tout ce qui touche de près ou de loin
à la dépollution, à l'environnement nous coûte des
fortunes. Vous n'avez qu'à voir l'entreposage des
B.P.C., combien cela nous coûte présentement. Combien
de millions ont été dépensés seulement en études
pour savoir ce qu'on pourrait faire avec les B.P.C., les
autres produits toxiques, les pneus un exemple. Cela
aurait coûté moins cher de prendre des bâtisses en
acier ceinturé et d'entreposer les pneus. Présentement
le problème est que les pneus sont entreposés à l'air
libre, donc il peut se produire un incendie. Si on
entreposait les pneus dans des bâtiments en acier
ceinturé, on pourrait en mettre des milliers, fermer les
portes étanches. De cette façon, puisqu'il n'y a pas
d'air, pas d'oxygène il n'y aurait pas danger de feu.
Ces bâtisses en acier pourraient protéger et en même
temps, il n'y aurait pas d'immense amoncellement puisque
les bâtisses seraient dispersées; puis, lorsque nous
aurons trouvé une utilisation pour ces pneus, nous nous
servirions de ces bâtisses comme d'entrepôts. Si on
regarde dans les petites municipalités, vous avez des
pompiers volontaires, des bénévoles à la
bibliothèque. De cette façon, on pourrait faire une
redistribution plus équitable des richesses dans la
population. Si,
en s'entraidant, on pouvait réduire les taxes
municipales en faisant des projets collectifs dans nos
municipalités, on paierait moins cher de taxes
municipales, peut-être moins cher de taxes provinciales
et fédérales. De cette façon, quand un ouvrier gagne
un dollar il ne lui resterait pas seulement vingt-cinq à
trente sous dans ses poches après imposition. Si on
avait plus d'argent dans nos poches, au lieu qu'il soit
gaspillé au gouvernement, on pourrait plus facilement
faire tourner la roue de l'économie avec des biens
durables. Éviter de gaspiller dans la mode, le
maquillage, les vêtements, les biens non durables, les
autos. Favoriser le recyclage des automobiles. Nos
gouvernements sont plus enclins à ce que les gens
s'achètent des autos neuves, cela donne l'illusion que
l'économie continue à marcher. De plus en plus, on
recycle nos déchets, on recycle les produits recyclages.
Maintenant que toutes les
études ont été faites et qu'il y a des débouchés
pour les produits recyclables, le gouvernement, les
municipalités tentent de privatiser le plus possible ces
institutions au moment où elles commencent seulement à
faire de l'argent. Pourquoi? Nous le savons, la
dépollution c'est à la société de la faire. On peut
faire des campagnes de nettoyage collectif. Si chaque
citoyen donnait quelques heures par semaine de son temps
à la collectivité, imaginez-vous tout ce que l'on
pourrait faire. On a déjà dit que l'homme est à son
meilleur quand tout va mal. J'ai l'impression, ces
temps-ci, que l'on va s'améliorer. Combien de fois, nos
politiciens n'ont pas voulu dire ou faire des choses par
ce que politiquement parlant ce n'était pas bon.
Pourquoi les politiciens n'ont pas dit tout haut ce que
la population parfois disait tout bas. Par ce que ce sont
des sujets controversés? Politiquement parlant ce n'est
pas bon.
Il y a quelques années,
j'ai visité au Lac St-Jean, à Val Jalbert, une ville
modèle qui avait été construite en 1908 avec l'eau
courante, les dégoûts, les aqueducs, l'électricité,
la machinerie moderne à l'électricité; une place où
il faisait bon vivre, une ville modèle. Je dis bien en
1908. Et tout ceci dans un endroit isolé. Mais les
institutions financières ont mis Jalbert en faillite et
ont laissé la ville à l'abandon. Aujourd'hui, on la
visite comme une ville fantôme. Mais quand on regarde
dans le fond ce que cet homme avait pu faire, par ce que
c'était un rêveur et un bâtisseur.
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