| Je suis
frustré lorsque, en embarquant dans mon auto, je suis
obligé de boucler ma ceinture de sécurité (j'en ai
parlé un peu avant), par ce que cette charmante ceinture
de sécurité nous est imposée maintenant sous
pénalité par ce qu'elle est sensée nous protéger.
C'est vrai. C'est vrai qu'elle nous protège mais ceux
qui m'obligent à la mettre me briment dans mes droits,
ma liberté. On n'empêche pas les gens de sauter en
parachute par ce que c'est dangereux; on n'empêche pas
les coureurs automobile par ce que c'est dangereux; on
n'empêche pas les gens de pratiquer la boxe ou tout
autre sport par ce que c'est dangereux, quelqu'un
pourrait mourir Combien
de choses sont dangereuses et on ne les empêche pas par
ce qu'elles ne sont pas couvertes par l'assurance
automobile. L'assurance automobile qu'on connaît
aujourd'hui, l'assurance de "La Payette", est
une assurance gouvernementale, donc pour éviter les
risques que notre bon gouvernement paie plus cher pour
des accidents mortels; on vote une loi, on m'oblige à
porter ma ceinture de sécurité pour réduire la
possibilité de dommages pour lesquels le gouvernement me
couvre maintenant. Par ce que l'assurance est devenue
gouvernementale, le gouvernement passe une loi et
m'oblige sous peine de perdre des points ou de perdre mon
permis, si je ne la porte pas cette ceinture-là; pendant
qu'une foule d'autres choses sont dangereuses, on les
laisse faire.
Quand il s'agit d'une chose
gouvernementale, on ne se gêne pas pour brimer les
droits et la liberté de l'homme en passant une loi ou en
passant un règlement. Aujourd'hui, les droits et
libertés d'une minorité qui crie plus fort valent plus
que les droits et libertés de la masse, de l'ensemble de
la population. C'est prouvé, chaque groupuscule qui crie
le plus fort, qui conteste le plus, eux ont droit à des
égards. La masse de la population, elle, subit, sans
égards.
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