| Depuis
l'avènement du Libre Échange et dans les dix ans à
venir, j'aimerais bien savoir ce que le peuple y aura
gagné. Nous ne sommes pas des économistes mais les
économistes sont là pour nous faire avaler la pilule.
Par une analyse logique, simple: au Canada les ouvriers
du textile produisent une paire de bas qui coûte deux
dollars à fabriquer par ce que le salaire est de six
dollars l'heure, si vous pouvez faire fabriquer cette
même paire de bas au Mexique et qu'elle vous coûte
cinquante sous de fabrication et que nous enlevons les
barrières tarifaires qui protègent nos fabricants et
nos ouvriers du textile, croyez-vous que les gens vont
continuer à acheter des bas de nos fabricants d'ici; on
va acheter des bas fabriqués au Mexique vendus ici
quelques sous de moins que le prix des bas produits
chez-nous et on subira un "dumping" comme il se
fait présentement pour des produits taïwannais, des
produits coréens, des produits d'exportation et qui va
profiter de tout cela? Encore et toujours les Empereurs de
la Finance qui, eux, ont le contrôle sur l'importation
et l'exportation. C'est pour le bien de nos fabricants
d'ici pensez-vous? Si on prend les légumes, regardez les
gros importateurs de légumes, ils se sont maintenant
réunis en cartel. Les magasins, les marchés de légumes
sont devenus des mégas marchés de légumes. Ces
importateurs de légumes font maintenant du dumping dans
les marchés. Si vous regardez, l'été, pendant que nos
cultivateurs perdent la récolte de légumes par ce
qu'ils n'ont pas de débouchés; les légumes pourrissent
dans le champs, quelquefois et c'est pire, par ce qu'ils
n'ont pas de main-duvre pour récolter. Quand
nous voyons le bassin de main-duvre qui est
présentement sur l'assurance-chômage ou le bien-être
social ou dans d'autres conditions. Pourquoi ne pas
canaliser cette main-duvre, volontairement il
va s'en dire. Quand je vois les gouvernements vouloir
obliger telle ou telle personne à aller travailler mais
quand la population sera sensibilisée à ce que cela
devienne un bien collectif, un devoir volontaire mais
collectif, il n'y aura plus de pénurie de
main-duvre. Combien de fois avons-nous vu des
pomiculteurs que leurs pommes ont été gaspillées. Les
gens qui cultivent des fraises devoir les laisser pourrir
dans le champs faute de main-duvre. Je vais
revenir sur cela: la collectivité; la meilleure
répartition des tâches.
Quand je vois des fermiers
qui n'ont pas de débouchés pour leurs légumes sur les
marchés et que les importateurs importent de pleins
camions, des trains de légumes, je comprend que l'on
soit obligé d'importer des ananas, des bananes ou des
oranges car nous n'en avons pas ici mais quand je vois,
l'été, des cultivateurs qui perdent leurs tomates,
leurs concombres, qui n'ont pas de débouchés pour des
légumes que nous cultivons ici pendant que les
importateurs importent ces mêmes légumes à la tonne.
En achetant des légumes importés, nous faisons
compétition à nos cultivateurs d'ici, on se fait
compétition. Que ce soit dans une branche ou l'autre, on
se fait nous-mêmes compétition.
Commençons par faire vivre
des gens d'ici avant de faire venir des produits qui ont
été cultivés ailleurs. C'est une base même de
l'économie. Si on s'unissait et on se disait: nous
allons consommer des produits cultivés, fabriqués,
usinés ici; aidons-nous à être forts. C'est vrai,
des fois, on paie quelques sous moins chers mais regardez
la qualité. Souvent ils n'ont pas la même qualité que
les produits qui sont faits ici. Les Empereurs de la
Finance quand ils ne sont pas capables d'exploiter des
gens ici, ils vont ailleurs et puis leur profit est
toujours grandissant car ils paient beaucoup moins cher
pour des produits qu'ils importent ici; ils nous font
économiser quelques sous sur le moment et ils nous font
entrer dans leur jeu de sorte qu'ils font des profits
faramineux.
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