LE CITOYEN EST PLUS QU’UN SIMPLE BULLETIN DE VOTE !
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Les recommandations du Comité citoyen (CSLE) publié vendredi dernier, le 21 avril, reprend en grande partie les revendications des groupes progressistes qui font campagne en faveur de l'instauration d'un scrutin proportionnel au Québec, notamment le rejet de l'avant-projet de loi gouvernemental qui propose un scrutin mixte compensatoire tronqué pour le remplacer par un scrutin mixte avec compensation beaucoup plus près du modèle allemand qui comporterait deux votes et une compensation nationale à partir de listes régionales. L’Association Démocratie Contractuelle ne croit pas qu'un nouveau mode de scrutin seul peut être garant d'une meilleure démocratie qui donnerait aux citoyens les outils nécessaires pour réellement faire face aux problèmes de société. Le citoyen sait que ce n'est pas son pouvoir d'électeur qui fera changer les choses. Il est persuadé que l'histoire se répète et que rien ne changera. Déchiré par sa perception d’impuissance, il préserve sa conscience derrière le voile de l'indifférence, la compassion ou la charité. Il se réfugie dans l'individualisme ou il ne pense qu'à lui-même et à ses proches. Il va sans dire que ce comportement citoyen largement rependu est incompatible avec la recherche et l’élaboration d’un traitement des maux de notre société et que les recommandations du Comité ne change rien à cet égard. Dans notre démocratie actuelle, le citoyen est considéré comme un simple bulletin de vote ou comme un consommateur dépourvu de conscience, pourtant, il est en possession en tant que consommateur de l'unique outil efficace, le talon d'Achille du pouvoir dans nos sociétés de consommation, son pouvoir d’achat.. Notre société de consommation nous a fait oublier que le consommateur est avant tout un citoyen, une personne consciente des choix qu'elle fait, des achats qu'elle effectue dans le but d'améliorer son bien être, celui de ses proches et celui de la société dans laquelle il vit. Le consommateur possède la liberté, d'acheter ce qu'il veut, où et quand il le veut. Ce principe lui donne l'opportunité de se libérer de sa passivité en devenant acteur de sa consommation. Il possède le pouvoir d’aller vers une meilleure démocratie par ses décisions d'achats. Il est de son devoir comme citoyen de s’impliquer pour le faire. L’expansion des grandes puissances s’alimente toujours de l’exploitation des faiblesses des peuples et des individus où qu’ils soient. En ce sens, il semble indispensable à certains d´user de toutes leurs influences pour maintenir ce déséquilibre afin d’en poursuivre l´exploitation lucrative. Si ce modèle porteur de liberté apparaît à ce jour le plus juste, ce n’est pas pour autant qu’il convient de le maintenir ainsi. Ceux qui détiennent suffisamment d´argent peuvent influencer directement ou indirectement, en exerçant des pressions sur les politiques d’entités privées ou publiques aussi bien au niveau local qu’international. Mais ceux qui ne possèdent pas cette force financière pour influencer la société se limite à des actions sociales, des grèves dont l’influence semble dérisoire et éphémère face au pouvoir de la finance et engendrent des perturbations qui touchent plus les gouvernements et le peuple que les réels responsables. Sans compter que, le manque de résultats développe chez le citoyen un sentiment d’impuissance qui peut aller jusqu´à la résignation. En ce qui concerne le pouvoir politique, maintenu dans un champ restreint de liberté délimité par les règles dictées par les puissances financières, il ne peut pas répondre aux besoins du peuple. Et ce, pour satisfaire en premier lieu les besoins des maîtres du jeu qui sont loin de représenter le peuple. Dans ce contexte, il serait illusoire de croire que les problèmes peuvent se régler par la seule action des gouvernements et des politiques. Seuls détenteurs du réel pouvoir décisionnel, les grandes entreprises et les groupes financiers par leurs capitaux peuvent décider d’investir dans un domaine. Eux seuls peuvent permettre le développement d’une région ou sa ruine. Cette concentration de pouvoir est un échec de notre société et il apparaît indispensable que le système évolue. Il manque une force de régulation, dans un monde où la liberté doit demeurer un principe et où l’individualisme et le profit gangrène le pouvoir. Seul le consommateur a le pouvoir de changer les choses Cette évolution passe par le contrôle citoyen des actes des entreprises et des hommes de pouvoir afin de trouver un équilibre entre liberté et respect. Libre a ceux qui veulent faire de l’argent d’en faire mais ce, sans faire fie des conséquences directes ou indirectes que peut entraîner l’exploitation des ressources humaines ou naturelles. Dans notre société de consommation, ce contrôle citoyen s’exercera lorsque nous prendrons conscience du pouvoir que nous possédons en tant que consommateur. Possédant la liberté d’acheter ou non un produit, le consommateur-citoyen possède la liberté de favoriser ou de condamner la politique d’une entreprise. Ceci dit, il semble impossible que des changements se fassent sans que les consciences évoluent. Il est facile de donner un mandat de temps en temps à un élu pour qu’il agisse pour nous et de le conspuer s’il ne fait pas ce qu’il faut. Le citoyen ne doit pas se contenter de son devoir électoral pour avoir bonne conscience. Nous ne pouvons pas attendre éternellement que les autres changent le monde. Chacun de nous et plus encore ensemble, possédons le pouvoir de changer les choses. Pour que nos démocraties vivent, le citoyen ne doit plus être considéré comme un simple bulletin de vote ou comme un consommateur dépourvu de conscience. Le développement de l’économie libérale dans notre société permet au noyau des producteurs influents de préserver leur emprise sur le monde sous couvert d´en faire profiter l’individu en lui offrant un large choix de produits a des prix imbattables. Les règles de l’économie libérale existent pour favoriser les producteurs. Mais on a tendance à oublier trop vite que le consommateur possède le droit immuable de décider d’un achat. Le consommateur-citoyen quand a lui possède le devoir d’acheter un produit dans le respect de son éthique. Dans l’action d’achat, ce qui intéresse le citoyen n’est point le produit en lui-même mais avant tout la politique de l’entreprise productrice. Une entreprise qui ne respecte pas les 2 (deux) règles suivantes devra être sujette aux sanctions du consommateur. En ce sens, il convient de définir les critères précis et objectifs qui permettront de dénoncer un manquement à l´éthique d´une entreprise :
1- Le respect des lois
2- La pollution Des moyens de préserver la liberté et l'environnement des hommes seraient certainement les plus belles choses que pourrait nous offrir le gouvernement libéral par son avant-projet de loi sur la Loi électorale. Nous espérons qu'il remplacera sa Loi électorale désuète par une Loi électorale moderne qui, au minimum, corrige les 19 situations abusives de notre démocratie actuelle que nous reproduisons ci-dessous :
Vous pouvez prendre connaissance du mémoire que l’Association Démocratie Contractuelle a déposé devant la CSLE le mois dernier à Dorval à l’adresse suivante : http://www.assnat.qc.ca/fra/37legislature2/commissions/CSLE/depot-CSLE-CG.html Lucien Pigeon, membre fondateur de l’Association Démocratie Contractuelle Une lettre ouverte au Ministre de l'Environnement du Canada Il reste moins de 10 ans pour éviter le catastrophe ! |