|
|
1 - Nos
préoccupations 2 -
Le résumé
du mémoire 3 -
L’auteur
de la DC |
|
Il est d'une importance absolument cruciale de permettre à toutes
associations citoyennes sérieuses de bien faire valoir leur point de vue
devant la Commission spéciale sur la loi électorale, même quand on sait
qu’un grand nombre de députés actuels de parti ne veulent pas vraiment
que les choses changent. |
|
|
Imaginez la Commission spéciale sur la Loi électorale, si elle avait pour idéal une nouvelle société et si elle obtenait à travers ce mémoire les réponses à ses énigmes. |
Les questions posées à la Commission spéciale sur l'avant-projet de loi remplaçant la Loi électorale entretiennent l'idée qu'on peut améliorer le régime actuel à l'aide de modifications qui, neutralisant certaines imperfections, renforceraient le pouvoir des citoyens.
Pour l’Association Démocratie Contractuelle, cette idée est porteuse de dérives et, en bout de piste, elle ne permettra pas de rendre aux citoyens le pouvoir qui leur revient, ce qui nous apparaît l'objectif recherché par les citoyens! Il ne faudrait pas que la réforme de nos institutions démocratiques actuelles par le gouvernement libéral soit perçue par la population Québécoise comme un simple remplacement de la Loi électorale tel que décrit dans le pamphlet distribué à tous les foyers du Québec par l'Assemblée Nationale!
S'agissant précisément du pouvoir des citoyens, la première chose qu'il importe est de mettre de l'avant un processus qui permettra à ces derniers de délimiter le cadre à l'intérieur duquel ils entendent se gouverner. Les États Généraux sur la réforme des Institutions Démocratiques auraient pu l'être ce processus. L’avant-projet de loi remplaçant la Loi électorale pourrait l’être aussi, mais seulement s’il conduit à adopter un régime vraiment démocratique et représentatif tel que celui proposé dans le mémoire de la Démocratie Contractuelle.
Pour faire cela, les citoyens doivent être informés des tenants et aboutissants de chacun des deux principaux régimes politiques connus en Occident : le parlementarisme britannique et le régime démocratique de type présidentiel. Le régime d'inspiration britannique ne donne pas le pouvoir aux citoyens car ces derniers n'y sont que des sujets consommateurs de programmes peaufinés par des experts sur l'art de gouverner, alors qu'un régime présidentiel a le mérite d'instituer le citoyen au centre de la vie politique et de mettre à son service, les experts comme les élus.
Le régime politique à l'intérieur duquel nous nous agitons n'est pas notre régime politique. Il relève d'une autorité sur laquelle nous n'avons pas un pouvoir réel. L’espace politique n'a pas la qualité souhaitable. Le corriger ne changera pas cette réalité et risque, de surcroît, de nous donner l'impression de nous sentir davantage confortables et heureux d'être gouverné de manière acceptable. Sortir du régime actuel pour le remplacer par un régime démocratique de type présidentiel distinct changera substantiellement la pratique du politique au Québec.
Le régime proposé dans le mémoire de la Démocratie Contractuelle améliore fondamentalement l’espace politique dans lequel vivent les Québécois. Ce régime se distingue du système présidentiel américain sur un point d'une extrême importance: le Premier Ministre et son gouvernement SONT responsables devant le Parlement (Assemblée Nationale) et celle-ci PEUT les renverser. Sous un régime DC, les Québécois vont rapidement découvrir qu'ils ont entre les mains des outils pour construire et légitimer leur culture publique commune.
Les membres élus du gouvernement du Québec ont le pouvoir d'instaurer immédiatement le régime démocratique de type présidentiel distinct proposé dans le mémoire de la DC. S'ils refusent de le faire, ils révéleront qu'ils préfèrent s'activer à l'intérieur d'un régime dont la particularité est d'assujettir les citoyens du Québec et de les confiner à n'avoir d'aspiration que celle d'être des grincheux irresponsables de leur destinée alors qu'ils désirent être des citoyens responsables. Les Québécois s'attendent à plus de leurs élus.

L’avant projet de loi
remplacera-t-il la Loi électorale
par un modèle à l'image des attentes
citoyennes ?
Pas vraiment, car à ce moment-ci, le gouvernement libéral ainsi qu’un grand nombre de députés de partis ne sont pas intéressés à faire une vraie réforme du mode de scrutin et de notre démocratie !
Selon le compte rendu d'un débat qui a eu lieu récemment sur la réforme du mode de scrutin au Québec et la question nationale dans le cadre des «Rendez-vous de la démocratie» organisés par le «Collectif féminisme et démocratie» et «l’Institut du Nouveau monde», Louise Harel s’oppose à l’instauration d’un scrutin proportionnel au Québec avant son accession à la souveraineté.
Aux yeux de la députée d’Hochelaga-Maisonneuve, le scrutin majoritaire et le scrutin proportionnel sont «tout aussi démocratiques l’un que l’autre». Elle a dit craindre l’effet de la réforme proposée sur l’avenir de la nation du Québéc. Le projet de réforme libérale affaiblirait-il trop le Parti québécois et le Québec vis-à-vis le Canada ?
Le députe de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, ex-président de l’Assemblée nationale du Québec, ex-président de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, ex-président de la Confédération parlementaire des Amériques, ex-ministre responsable de la Réforme des Institutions démocratiques et des Affaires intergouvernementales canadiennes partage le point de vue de l’Association Démocratie Contractuelle sur la valeur du régime présidentiel. Cependant, il ne croit pas que le Parti libéral soit intéressé à faire une vraie réforme de notre démocratie. Quant au PQ, le députe de Borduas affirme que ce dernier attend l'avènement de l'indépendance avant d'entreprendre ces grandes manoeuvres.
L'ADQ est le seul parti prenant du débat sur la réforme du mode de scrutin, et leurs positions vont au-delà de la simple réforme cosmétique. Selon l'ADQ, il serait primordial que les citoyens s'approprient cette réforme afin d'arriver en bout de piste avec un modèle à l'image des attentes citoyennes.
| En ce sens, il est d'une importance absolument cruciale que le comité citoyen qui accompagne les députés lors de cette tournée rappelle à nos élus les intérêts de la population ! |
2 - Le résumé du mémoire de la
DC
Seulement 4 % de la population a une très grande confiance en ses politiciens et 70 % des électeurs ne croient pas que les promesses faites par les candidats seront tenues.
La grande majorité ne perçoit plus très bien l'utilité de son vote, ni même la nécessité de sa participation au processus électoral. On fait face à une crise de confiance grave.
Le concept de « démocratie contractuelle » est né à l'été 1991 comme une hypothèse de solution au problème que pose pour notre société la perte de confiance de la population en ses politiciens et gouvernants. Pourquoi cette crise de confiance et cette désaffection? Devrait-on donner à notre démocratie, une autre forme? Nous avons identifié sept (7) vices ou carences graves de notre démocratie actuelle qu'il faudrait de toute urgence corriger :
1 - La valeur nulle de tout engagement préélectoral;
2 - La
marginalisation de l'Assemblée Nationale;
3 - L'aliénation du citoyen de la
chose publique;
4 - Le biais médiatique qui déséquilibre le dispositif
électoral;
5 - L'exclusion des "petits partis" qui est un veto à l'évolution
de la pensée politique;
6 - La démarche à huis clos de conception et de
préparation des lois;
7 - L'absence de contrôle efficace du citoyen sur
l'application des lois.
Les sondages démontrent que les citoyens et les citoyennes du Québec veulent l’élection d’un Premier Ministre au suffrage universel. Une large majorité de la population veut que les députés soient libérés de la discipline de parti. Les citoyens veulent aussi des élections à date fixe. Avec ça, on aurait fait 60 % du chemin vers la Démocratie Contractuelle! Il ne reste qu'à convaincre les députés des partis politiques (les représentants de la volonté du peuple) que les députés devraient être INDÉPENDANTS!
L'accent qu'on veut mettre sur la proportionnelle semble être une façon de détourner l'attention des véritables réformes qui sont nécessaires. La représentation proportionnelle n'apportera pas une amélioration majeure à notre système. Si le parti au pouvoir a la majorité absolue, la proportionnelle ne sert à rien. Si on en arrive à un gouvernement minoritaire, on a un gouvernement impuissant. Elle force les gouvernements à faire des compromis avec leur programme et les fragilises, alors qu'on veut un gouvernement qui applique à 100 % le programme sur la base duquel il a été choisi par la majorité de la population (scrutin à 2 tours) et qui ne sera pas retardé par des discussions inutiles aussi longtemps qu'il appliquera ce programme.
Les défauts uniques de la proportionnelle sont impardonnables dans la
mesure où la Chambre consultative incluse dans la Démocratie Contractuelle
permet d'entendre la voix des partis marginaux tout aussi bien, sans nuire à
l'efficacité du gouvernement. Le vrai besoin, c'est de donner une visibilité aux
partis marginaux, pas des petits morceaux de pouvoir qu'ils vont vendre au
gouvernement au meilleur prix. Si les citoyens comprenaient ça, ils se
rallieraient vite à l'idée de la Chambre consultative et de la Démocratie
Contractuelle.
3 - L’auteur de la Démocratie Contractuelle
Monde ordinaire, c'est à ton tour...
A l'occasion
du lancement du livre "Monde ordinaire, c'est à ton tour...", Avril
1993
Jacques Giroux, Journal de Québec
"Sa vie est un roman d'aventure. Ce globe-trotter, homme d'action et de réflexion, a parcouru plus de 100 pays. Polyglotte, humaniste, formé à l'école des Jésuites, il devient, fin des années 50, moine itinérant en Inde et disciple du gourou Sivananda. Conseiller juridique de Fidel Castro, expert-conseil en Espagne sous le régime Franco, il négocie des contrats en Iran, sous le règne du Shah. Membre du premier conseil exécutif national du NPD, il organise en 1962 la première campagne de financement du Rassemblement pour l'Indépendance Nationale.
Témoin privilégié des grands bouleversements politiques et sociaux, il a été plongé dans l'enfer de la guerre civile au Zaîre en 1962 et, 20 ans plus tard, vécu le désespoir du peuple Salvadorien, déchiré par une lutte fratricide. Il est à Paris lors des manifestations de Mai 68, fête en avril 1974 avec les Portugais, la "Révolution des Oeillets" et, quelques mois plus tard, assiste à la chute de la junte des Colonels à Athènes en Grèce.
Artiste dans l'âme, rationaliste mais adepte du I Ching, la sagesse millénaire de la Chine qu'il a aussi visitée, l'auteur est multidimensionnel: un homme de la Renaissance, il véhicule des idées du Troisième Millénaire. Il faut avoir vécu bien des "vies" en une, pour parler aussi simplement de choses aussi complexes au Monde Ordinaire."
1966 Boursier (ressources humaines) de l'OCDE; Bergneustadt (RFA), Madrid (Espagne).
1965 Doctorat d'État (D.E.S.) en sciences économiques, Université de Paris.
1964 Institut d'administration des entreprises de l'Université de Paris.
1957 Barreau du Québec.
1956 LL.B., Université de Montréal.
1953 B.A., Université de Montréal
1951 Brébeuf
1957 -
2002 Avocat
Membre en règle du Barreau du Québec. Droit civil et
corporatif.
Négociations internationales et
transculturelles.
1978 - 1999 Pierre Allard &
Associés
Associé principal. Consultation nationale et internationale; marketing et
planification stratégique.
1988 - 1997 Acer
International
Coordonnateur général. Société canadienne d'assistance et
conseil au développement des relations internationales des petites et moyennes
entreprises. Trente-six conseillers au Canada, vingt-huit agents à l'étranger.
1985-1888 Teccart/MultiFormation Canada
Vice-président
(international) d'un consortium, pour fin d'exportation, de quatre des plus
importantes sociétés québécoises d'éducation et de formation.
1983-1985
Société d'exportation des ressources éducatives du
Québec
Vice-président (international) d'une société d'État créée pour la
promotion à l'étranger des biens et services éducatifs du gouvernement du
Québec.
1975-1978 Groupe SNC
Vice-président adjoint. Le
plus grand groupe canadien d'ingénierie-conseil. Préparation de projets et
missions d'expertise sur divers projets d'éducation : Iran, Algérie, Mali, Grèce
et Espagne, etc.
1970-1975 TOR - IRNES
Directeur technique.
Planification et supervision de projets d'éducation et de formation.
Gouvernement canadien, ministère de la Science et de laTechno logie, Honduras,
Nicaragua, Haïti, Panama, etc.
1966-1970 OCDE, Gouvernement du Canada, du Québec et
al
Économiste-conseil, expert en planification des ressources
humaines, responsable, entre autres projets, de l'assistance OCDE au programme
de Promocion Profesional Obrera (Espagne), de l'implantation de divers
programmes canadiens de création d'emplois et de la création de la Direction
générale de la main-d'oeuvre du Gouvernement du Québec.
|
- ALGERIE l977, 78, 85, 89, 90 - ALLEMAGNE l965, 69, 89, 90 - ARGENTINE l984, 93 - AUSTRALIE 1999 - AUTRICHE l983 - BAHAMAS 1999, 2000 - BAHREIN 1985 - BELGIQUE 1987, 88, 90, 93 - BRESIL l97l, 86, 2000 - BURKINA FASO 1986 - CABO VERDE 1989 - CAMEROUN 1986 - CHINE 1986 - CHYPRE 1977, 87 - COLOMBIE l972 ... 2000 - COMORES 1987 - COSTA RICA 1997 - CÔTE D'IVOIRE l973, 74, 87, 88 - CUBA 1960, 61 - DJIBOUTI 1989 - DUBAI 1985 |
- ECUADOR 1998 - EL SALVADOR l983, 84 - ESPAGNE l965, 66, 78, 97 - FRANCE l964 ... 97 - GABON 1986, 87, 89 - GRECE l974, 77, 78, 84, 87 - GUADELOUPE 1991, 92 - GUATEMALA l983 - GUYANA 1990 - HAITI l973 - HONDURAS 1969 ... 98 - INDE 1985 - INDONESIE 1974 - IRAN l977 - ITALIE l969, 83, 87 - JAPON 1974, 95, 96, 99 - KENYA 1990 - LAOS 1996 - LIBAN l974 - MADAGASCAR 1987 - MALI l974, 75, 77 |
- MAROC l983 ... 94 - MAURITANIE 1989 - MEXIQUE 1993, 95 - MONTSERRAT 1991 - NICARAGUA l973, 74, 82, 97 - OUGANDA 1990 - PANAMA 1967 - PARAGUAY l984 - PAYS-BAS 1993 - PEROU l973, 74, 98 - PORTUGAL l978, 8l, 87, 88, 97 - RUSSIE (CIS) 1993, 94, 96, 98 - SENEGAL l974, 87 - SRI LANKA 1985 - SUISSE l969... 93 - THAILANDE 1996 - TUNISIE 1986, 89, 90 - TURQUIE 1987 - U.S.A 1961 ... 99 - VENEZUELA 1990, 91, 92 - ZAIRE 1962, 63, 70 |
1965 Conseiller spécial (OCDE) auprès du directeur général et chef national du
projet PPO en Espagne. La planification et l'assistance à la mise en place du
projet PPO de formation professionnelle impliquait l'identification des besoins,
la préparation de plus de 65 programmes dans tous les secteurs, la mise en place
d'une capacité de formation de 35 000 travailleurs par année et la logistique
complexe d'une formation par équipes itinérantes dans 16 provinces
d'Espagne.
1967 Création de la Direction générale de la
Main-d'oeuvre du Québec. Premier titulaire du poste. Préparation du
premier plan de développement des ressources humaines. Établissement du Service
des plans de carrière. Négociations avec les autorités fédérales de
l'entente-cadre sur l'apprentissage.
1969 Collaboration à la
planification des projets NewStart du Ministère fédéral canadien de l'Expansion
Economique Régionale (MEER). Interventions sur le terrain à des initiatives
expérimentales en Alberta et au Nouveau
Brunswick.
1971 Conseiller spécial (ACDI) auprès du secrétaire
général du Conseil Supérieur de Planification Economique (CSPE) du
Honduras, pour la planification et la mise en place d'un système
d'identification en continu des besoins en main-d'oeuvre du pays et la
conception d'un système de formation, de placement, d'orientation et de
développement des Ressources Humaines.
1973 Directeur de Projet
(ACDI) pour la formation professionnelle accéléré (FPA) de travailleurs de
niveaux OS et OP dans le secteur de la construction pour la reconstruction de
Managua, Nicaragua après le séisme
1975 Directeur d'un
projet (IRNES/BIRD) au Mali (21 experts participants, dont 13 in situ
avec famille) pour l'implantation de la formation professionnelle (16
dossiers) dans les écoles de niveau secondaire du ministère de l'Éducation.
Planification financière, pédagogique, recommandations quant à la structure et
au fonctionnement.
1977 Conseiller spécial auprès du directeur
général de l'Institut National pour la Productivité et le Développement
d'Algérie. Recommandations quant à la structure et au fonctionnement de
l'INPED et quant à la démarche de consultation et de formation des spécialistes
algériens dans les entreprises nationales. Programmes de formation pour les
spécialistes algériens.
1979 Conseiller du Ministre de
l'Immigration Ronald Atkey pour la conceptualisation et la mise en place du
programme d'accueil et de parrainage par le milieu des réfugiés du
Vietnam.
1981 Conseiller spécial auprès du président de la Régie du logement du
Québec, pour la préparation du programme de formation de 40 avocats
appelés à la magistrature dans le cadre du tribunal administratif créé pour
l'audition des causes relatives aux relations propriétaires-locataires.
Planification, logistique, pédagogie, didactique, évaluation.
1983
Négociation, es-qualité de vice-président de la Société d'exploitation des
ressources éducatives du Québec (SEREQ), d'un protocole d'entente pour la
participation de sociétés québécoises à la réalisation d'un projet d'éducation à
financement BID au El Salvador
1985 Conseiller et directeur d'une
équipe auprès du directeur général de la planification du ministère de la
Formation professionnelle de Tunisie, pour l'élaboration d'un système de
cueillette et de traitement informatique des données permettant l'identification
en continu des besoins en main-d'oeuvre de divers secteurs de l'économie
tunisienne, l'analyse de tâches et la préparation des programmes didactiques
requis.
1987 Planification et supervision d'un projet de
construction scolaire et de développement pédagogique et didactique de la Banque
africaine de développement au Rwanda
1989 Négociations et
supervision de la mise en marche, pour un consortium portugais, d'un projet à
financement BIRD pour l'Office de la Formation Professionnelle et de la
Promotion du Travail (OFPPT) du Maroc.
1991 Directeur d'une équipe
de huit (8) experts auprès des autorités de la nation amérindienne Mohawk
(Kanesatáke), pour le diagnostic de la situation et l'établissement d'une marche
à suivre menant à l'élaboration plan quinquennal global de développement
économique et social.
1993 Conseiller du European Network of
Distance Education Organizations (Amsterdam) et du Conseil Supérieur (Higher
State Committee) pour l'Éducation de la Fédération de Russie, pour la
préparation et la présentation à la Commission Européenne, dans le cadre du
Projet TACIS, de trois (3) propositions de formation à Moscou et à
Saint-Petersbourg.
1995 Préparation d'un plan directeur pour la
formation professionnelle et l'emploi dans la zone côtiere colombienne de
Barranquilla - Cartagena - Santa Marta, Colombie.
1997 Préparation
d'un plan de développement des affaires aux USA - Boston, San Francisco,
Miami, Phoenix - pour une entreprise canadienne leader du secteur
alimentation.
1999 Evaluation sur place - Japon, Australie - des activités locales
d'une compagnie canadienne du secteur minier et recommandations quant à sa
restructuration.
4 - L'introduction à la Démocratie Contractuelle
Le concept de «démocratie contractuelle» est né à l’été 1991 comme une hypothèse de solution au problème que pose pour notre société la perte de confiance de la population en ses politiciens et gouvernants. Une ébauche de solution a été proposée à des douzaines de personnes, et remaniée jusqu’a ce que 70 % des répondants s’en déclarent satisfaits. Ce texte est celui sur lequel le consensus a pu être établi, texte publié en mars 1992.
Il semble y avoir des problèmes plus graves à résoudre dans notre société que celui du mode de scrutin : pensons à la justice, au chômage, à l’éducation, aux services sociaux… C’est vrai, mais quelle que soit l’urgence de remédier aux autres lacunes du système, il est clair que les changements radicaux qui sont nécessaires pour le faire ne pourront être appliqués que si les gouvernements jouissent d’une crédibilité raisonnable.
Or, ce n’est pas le cas : un sondage réalisé pour Actualité – et qui à fait l’objet d’une large diffusion - a révélé que 4 % seulement de la population a une «très grande confiance en ses politiciens…» alors qu’une très grande confiance de la nation en ses chefs est précisément ce qui est indispensable pour que ceux-ci puissent entreprendre la transformation qui s’impose. Non seulement le passage à la démocratie contractuelle est il donc un pré requis aux autres changements qui s’imposent, mais c’est aussi le plus facile à réaliser de ces changements. Facile, parce qu’une très large majorité de la population (proportionnelle au nombre de ceux qui n’ont plus confiance aux politiciens) VEUT un changement du système démocratique et que 80 % de la population, selon une enquête formelle de la SONDAGEM, est d’accord avec les mécanismes concrets de la démocratie contractuelle. Largement diffusé, le concept de DC peut faire l’objet d’un large consensus.
Facile, aussi, par ce que la mise en place de la démocratie contractuelle ne se fait pas, contre qui que ce soit. Elle change les règles du jeu, mais ce sont des changements qui augmentent plus qu’ils ne diminuent les pouvoirs des chefs et des structures organisationnelles de partis. La démocratie contractuelle apporte un contrôle plus efficace par la population de ses gouvernants; ce n’est pas une arme qui réduirait le pouvoir de ses gouvernants, encore moins une manœuvre qui donnerait un avantage clair à l’une ou l’autre des forces politiques traditionnelles.
Il est réaliste de penser que la démocratie contractuelle peut être instaurée dès les prochaines élections. Ceci, à deux conditions : 1) que rien n’y soit ajouté qui puisse amener la rupture du consensus actuel en faveur d’un changement du jeu politique, sans égard à son contenu, et 2) que le concept n’appariasse pas comme un outil de promotion personnelle de ceux qui en assureront la diffusion, mais comme une entreprise désintéressée et libre de toute arrière-pensée.
La DC ne doit donc pas être conçue comme l’embryon d’un parti ayant un plus large agenda; ceux qui en seront les portes paroles doivent renoncer formellement à toute ambition politique ultérieur, sous peine de priver la DC de la crédibilité qui ne vient qu’avec le désintéressement et du consensus qui lui vaut son indépendance de toute idéologie.
Seul un
gouvernement devenu vraiment démocratique pourra mettre en place une Nouvelle
Société, ou tout au moins les éléments d'une Nouvelle Société qui peuvent l'être
impunément par un État dit "souverain" dans le contexte d'un monde encore
majoritairement néo-libéral. Le premier pas vers un monde meilleur c'est donc de
transformer la structure politique pour assurer l'imputabilité et la
responsabilisation des vrais décideurs.
Cette transformation passe par ce que nous avons appelé la démocratie
contractuelle (DC). Plusieurs documents du site Nouvelle Société expliquent la
DC; en résumé, il s'agit d'un gouvernement de type présidentiel, élu sur la foi
d’un programme, et qu'une assemblée législative constituée de députés sans
affiliations partisanes a le pouvoir de révoquer s'il n'applique pas ce
programme.
On pourrait appeler ce régime autrement ou en modifier certains aspects
marginaux, mais, essentiellement, c'est vers ce type de gouvernement que nous
allons; il faut donc se garder des discussions oiseuses sur l'accessoire que le
Système cherchera à susciter afin d'empêcher le débat sur l'essentiel et
l'avènement d'une démocratie vraie. Évitons ce piège en acceptant la DC telle
qu'elle est présentée aux textes de la Section 6 de ce site; quand une vraie
démocratie aura été implantée, on aura tout le loisir d'en modifier les détails.
Avant tout, il faut rétablir la démocratie. Tous ceux qui se veulent des agents
de changement devraient donc, en priorité, diffuser avec diligence le concept de
la DC. Le faire connaître. Le défi, en effet, n’est même pas de convaincre la
population du bien-fondé de cette approche: 73 % des gens s'y rallient
spontanément dès qu'ils en sont informés! Le défi, c'est de faire connaître la
DC, de rendre la population consciente de ce vaste consensus qui existe déjà et
de démontrer que la DC est non seulement souhaitable mais tout à fait réalisable
à très court terme. Il faut, avant tout, que ce travail de diffusion soit mené à
bien.
Dès que ce travail de diffusion produit ses fruits et qu'une fraction
significative de la population a été conscientisée, toutefois, le moment vient
de donner suite à ce consensus et d'installer les mécanismes qui feront de la DC
une réalité. Quels sont ces mécanismes ? Comment installe-t-on une nouvelle
approche comme la DC ? Aussi simplement que par un vote majoritaire des députés
au Parlement du Canada, ou même des députés à l'Assemblée nationale, puisque
celle-ci dispose déjà de tous les pouvoirs requis pour effectuer ce type de
changements au Québec. Il y a trois (3) façons d'obtenir qu'une majorité des
députés au Parlement et/ou à l'Assemblée nationale votent le passage à un régime
de démocratie contractuelle.
La première voie : la récupération du concept
La première voie, c'est qu’un des deux partis traditionnels (lire: qui a une chance de prendre le pouvoir) décide d'en faire sa politique officielle et obtienne des électeurs la majorité des sièges qui lui permettra de réaliser ce changement. Ceci semble un but facile à atteindre, puisque des sondages ont révélé que la DC est une initiative populaire et qui serait donc électoralement rentable. Pourquoi le Parti Libéral ou le Parti Québécois ne monteraient-ils pas ce cheval de bataille? Il paraîtrait raisonnable que les DEUX partis rivalisent d'ardeur pour s'identifier à ce changement...
En fait, il
est vrai que 73% de la population réagit favorablement à la DC mais le parti qui
prendrait cette voie devrait trouver une niche à la plupart de ses ministres
(sans compétences spécifiques) et à ses députés de l'arrière banc que leur
identification à un parti écarterait sans doute d'une carrière de représentants
du peuple indépendants lorsque la démocratie contractuelle aurait été mise en
place. Il n'est pas facile, pour un parti, d'annoncer à ses ministres et députés
que leurs services ne sont plus requis.
Pas facile, mais pas impossible, car cette mise à pied des élus-poteaux va alors
de paire avec une montée en puissance des chefs de partis et de leurs
conseillers et organisateurs. Malgré cette difficulté du recyclage nécessaire de
bien des "hommes politiques" que pose la récupération du concept DC par un parti
traditionnel, c'est donc néanmoins cette façon d'instaurer la DC qui a le plus
de chances de se réaliser.
Cette récupération est possible; elle exige, toutefois, que de sérieuses
pressions s'exercent qui donnent aux élites des partis en place le courage de
prendre cette décision et l'occasion de faire cette purge de leurs éléments
désuets. Ces pressions, c'est la menace latente que la DC puisse s'installer
"autrement" qui les appliquera. La menace, d'abord, qu'un nouveau parti dont
tout le programme se résume à faire ce seul changement puisse se constituer et
recevoir de la population le mandat de le faire; la menace, aussi, qu'une
situation particulière suscite une fronde de députés de diverses allégeances et
que ceux-ci forment une majorité circonstancielle le temps de voter le passage à
la DC sans tenir compte des instructions de leurs partis respectifs.
La seconde voie : la création d'un Parti DC
N'est-il pas contradictoire de créer un parti dans le seul but de mettre fin à l'asservissement des députés à des partis politiques? Pas si on pose comme prémisse que la création et le succès, même mitigé, d'un parti créé exclusivement pour instaurer la DC constituerait un puissant moyen de pression pour amener les partis traditionnels à se compromettre en faveur d'une démocratie responsable. Créer un parti précaire visant à instaurer la DC peut avoir son utilité; il convient donc de préciser les moyens de poser ce geste ainsi que les contraintes auxquelles on devrait astreindre cette démarche pour assurer sa crédibilité.
D'abord, un
Parti DC doit s'afficher sans équivoque comme un regroupement d'opportunité, ne
jouant le jeu du système électoral actuel que le temps de le changer, sans plus.
(Il existe déjà à Ottawa le précédent du Bloc Québécois). Un Parti DC n'a donc
pas de programme et il ne fait qu'une seule promesse: promouvoir l'instauration
de la DC, puis se désister en bloc (sans jeu de mots), dès que celle ci est en
place, au plus tard dans les 90 jours suivant l'adoption d'une loi permettant
une nouvelle élection selon les règles de la démocratie contractuelle.
Autre condition essentielle et qui découle de la première, les candidats DC ne
sont pas là pour gouverner; ils n'ont pas à émettre d'opinions sur quelque autre
thème que l'instauration de la DC. Qu'arrive-t-il si des députés du Parti DC
sont élus, mais en nombre insuffisant pour instaurer la DC? Quelle doit être
leur attitude au Parlement ou à l'Assemblée nationale? Dans cette situation, les
députés élus sous l'étiquette DC auraient pour mission de fournir le modèle de
ce qui devrait être le comportement des députés indépendants élus en régime de
démocratie contractuelle: être impartiaux, sans préjugés et à l'écoute objective
des propositions du gouvernement.
Leur attitude à l'Assemblée nationale serait de voter avec le gouvernement en
tout ce qui facilite l'exécution du programme que celui-ci a proposé à la
population, contre le gouvernement en tout ce qui contredit ce programme ... et
de poser inlassablement des questions sur les promesses qui ont été faites à la
population et ne sont pas tenues. Les députés du Parti DC seraient là pour faire
comprendre à la population que ses représentants, face au gouvernement, ne sont
ni des marionnettes ni une Opposition systématique mais les gardiens de la
démocratie, disponibles pour entendre, comprendre, réfléchir et juger.
Pourquoi réunir en un Parti d'opportunité d'éventuels candidats DC puisque, en
principe, les députés ne devraient accepter aucune allégeance? Pour éviter le
morcellement du vote favorable à la DC entre une myriade de candidatures se
réclamant peu ou prou de la DC et de n'importe quoi, candidatures que
fomenteront évidemment les partis traditionnels dès qu'ils se sentiront menacés.
Un Parti DC n'a d"autre but que d'éviter ce piège en conférant l'investiture DC
à un candidat et un seul par circonscription électorale. Ceci doit être la seule
raison d'être d'un Parti DC.
Parce qu'il n'a pas d'autre raison d'être que de désigner des candidats - et
qu'il ne peut introduire des critères qualitatifs à son processus de sélection,
sous peine de substituer son jugement à celui de la population et de devenir un
parti au sens traditionnel - un Parti DC doit astreindre ses mécanismes de
désignation des candidats DC à des règles rigides, évitant ainsi l'arbitraire et
même tout soupçon d'arbitraire.
Le processus de sélection des candidats DC est donc volontairement
dépersonnalisé, automatisé dans la mesure du possible, même si ceci a pour
conséquence que le candidat DC dans chaque circonscription ne soit pas
nécessairement le "meilleur" candidat et que certains candidats DC puissent même
être franchement mauvais... Ceci est un sacrifice de la qualité qu'il faut
consentir, au moment de l'élection de ce qui deviendra une Assemblée
exclusivement constituante, pour garantir que la mise en place de la DC ne sera
pas viciée dès le départ par des manipulations, des jeux de pouvoirs et des
intérêts personnels.
C'est l'élection subséquente selon les règles de la DC qui séparera le bon grain de l'ivraie. Lors des élections suivantes qui seront menées selon les règles de la DC, en effet, sera candidat qui voudra et chacun le sera sans étiquette. Répétons-le: c'est uniquement pour les fins de l'élection d'une assemblée constituante dont la mission se limitera à instaurer la DC qu'un Parti DC est nécessaire.
Comment
deviendra-t-on candidat du Parti DC, dans une circonscription X, pour les fins
de cette élection bien particulière? En manifestant d'abord l'intention par
écrit au Secrétariat du Parti DC et en s'engageant à respecter les conditions
imposées pour le devenir. Les formules pour ce faire apparaîtront en mars 2003
au Texte 907a de ce site.
Celui qui se sera ainsi manifesté recevra confirmation du Secrétariat du Parti
DC à l'effet qu'il est considéré comme un aspirant candidat DC dans la
circonscription X, sous réserve de l'appui populaire dont il peut faire la
preuve. Pour faire la preuve de cet appui populaire, l'aspirant candidat devra
fournir la plus longue liste possible d'électeurs de la circonscription X
soutenant sa démarche à l'investiture comme candidat du Parti DC.
Attention ! Il ne s'agira pas d'inscrire des noms sur une feuille; chaque
électeur qui soutient la démarche d'un candidat à l'investiture devra fournir
adresse, numéro de téléphone, numéro d'assurance sociale et signer, affirmant
solennellement qu'il n'a soutenu et ne soutiendra aucun autre aspirant à la
candidature du Parti DC dans sa circonscription. L'original de cette déclaration
de soutien est envoyé au Secrétariat qui en fera la vérification.
Le travail de l'aspirant candidat n'est pas de vendre des cartes de membres ni
de recueillir des fonds, ceci est une autre histoire. Son travail, c'est de
diffuser le concept de la DC et de se rallier des appuis. Le lendemain du jour
où les élections seront annoncées, la compilation des déclarations de soutien
reçues par chaque aspirant sera faite par un bureau de comptables reconnu
mandaté à cette fin par le Secrétariat. L'aspirant qui aura réuni le plus grand
nombre de supporters dans une circonscription sera désigné comme le candidat
officiel du Parti DC dans cette circonscription. Sans discussions. Sans
exceptions.
Dès que le candidat sera connu, les autres aspirants, conformément à l'entente
prise qu'ils auront prise à cet effet (907a), annonceront publiquement qu'ils se
rallient au candidat DC choisi et en aviseront leurs supporters actifs. Ils
communiqueront avec le candidat choisi et mettront à sa disposition toute
organisation embryonnaire qu'ils auraient déjà mise en place.
Le candidat choisi en aura bien besoin, puisque les facilités qu'une vraie
démocratie lui fournirait d'office pour se faire connaître et passer son message
n'existeront pas encore et que le candidat sera entièrement livré à lui-même
pour sa campagne, sa publicité et son financement. Le Secrétariat du Parti DC ne
pourra lui offrir qu'un site Internet et une message téléphonique d'information
préenregistré.
En procédant de cette façon mécanique, "déshumanisée", on évite la critique du
choix arbitraire des candidats. En décidant d'agir ainsi sans discernement (au
sens littéral du terme), on risque inévitablement que certains candidats choisis
soient peu fréquentables ou s'avèrent seulement les pions en service commandé
d'un parti traditionnel qui aura voulu saboter la démarche DC. Ceci n'est pas
très important, dans la mesure où il est clair qu'il n'y a RIEN en commun entre
les candidats DC sauf leur soutien à la DC. Chaque candidat DC a droit à ses
opinions personnelles, sous réserve de ne pas les afficher comme si celles-ci
étaient des éléments de la DC et de ne faire campagne que sur son engagement à
promouvoir la DC et à juger impartialement, s'il est élu, des propositions
éventuelles du gouvernement.
Si on découvrait qu'un candidat DC est un néonazi, un pédophile - ou simplement
un peu facétieux - ceci n'enlèverait rien à la valeur des autres candidats DC,
ni à celle du concept lui-même, pas plus qu'un faux billet de banque ne diminue
la valeur des autres billets dans votre portefeuille. La population portera sur
chaque candidat le jugement qu'elle croit qu'il mérite et jugera aussi à son
mérite du comportement des autres partis qui auraient contribué à ce qu'un
candidat non valable soit ainsi désigné comme candidat du Parti DC.
La troisième voie : la fronde
Bien qu'elle
soit improbable, le risque d'une mutinerie de leurs troupes est aussi une menace
qui pourra pousser les partis politiques traditionnels à récupérer le concept de
DC avant que celui-ci ne soit appliqué sans eux ou malgré eux. Il faut voir les
circonstances qui conduiraient à une fronde.
D'abord, il faut comprendre un fait. Qui a le pouvoir formel d'instaurer la DC
au Québec? La majorité des 125 députés élus à l'Assemblée nationale. Bien qu'il
ne faille pas négliger le nombre ni la brutalité des forces qui peuvent
s'exercer sur eux pour tenter de les en empêcher, il faut garder en mémoire que
les 125 députés élus à l'Assemblée nationale ont, à tout moment, le DROIT
d'instaurer la DC. Ils ont ce droit quelle que soit et quelle qu'ait été
auparavant leur appartenance partisane.
Le groupe cible d'une démarche pour mettre en place la DC est donc, en dernière
analyse, la députation à l'Assemblée nationale; toute action entreprise ne vise
qu'à faciliter aux députés le choix de voter le passage à la DC. Un député élu
sous l'étiquette d'un Parti DC aura un engagement en faveur de la DC, bien sûr,
mais il ne votera le changement que si celui-ci rallie une majorité des députés.
Un député élu sous l'étiquette d'un parti d'opposition, voire un député du parti
au pouvoir mais ignoré au moment de la distribution des portefeuilles, ne fera
pas, au fond, un calcul tellement différent.
La conséquence de ceci est qu'une mutinerie de députés des partis traditionnels
devient possible dès que le parti ministériel n'a pas une majorité des sièges à
l'Assemblée et que les députés du Parti DC, détenant la balance du pouvoir,
peuvent à tout moment causer la chute du gouvernement. Pour un député
ministériel obligé de retourner devant l'électorat quand l'Assemblée est
dissoute, le choix de le faire comme candidat indépendant dans un régime de
démocratie contractuelle peut apparaître plus avantageux que de se représenter
comme candidat d'un parti qu'on vient de mettre en minorité parce qu'il ne
respectait pas ses promesses. Selon les résultats des sondages, il n'est pas
exclus qu'au moment de vérité certains députés de l'Opposition fassent aussi
quelques calculs...
En fait, il n'est même pas nécessaire que le Parti DC ait la balance du pouvoir.
Dès qu,il apparaît que la DC peut être une alternative réaliste - si, par
exemple, quelques députés DC sont élus et qu'un pourcentage significatif du vote
populaire (20 %) est acquis à cette option - chaque député des partis
traditionnels ne peut que songer sérieusement à en être partie prenante et, en
affirmant immédiatement son indépendance des directives de son parti, à ménager
son avenir dans un régime de DC où les députés devraient être sans allégeance.
Ceci lui est d'autant plus facile que cette prise de position ne l'oblige à
renier aucun de ses principes. Le Parti DC n'a pas de programme, et est neutre
sur toutes les questions qui opposent normalement les protagonistes du jeu
politique traditionnel; le député d'un parti qui vote la DC malgré les
instructions de son whip ne trahit pas son parti, il se dissocie simplement de
ce qu'il juge une décision ponctuelle erronée. Il pourra rester loyal à "son"
parti lors de l'élection subséquente du gouvernement (Exécutif) sous un régime
de démocratie contractuelle.
Une fronde par la défection de leurs "backbenchers" et le vote de ceux-ci pour
la DC devient dès lors une menace constante pour le Gouvernement. Cette menace
fluctue au gré des sondages, lesquels, entre deux élections, favorisent toujours
le changement. Un putsch est toujours possible.
On voit que les trois voies d'accès à la DC sont largement complémentaires. Les
efforts faits dans une direction servent à favoriser aussi le progrès des autres
solutions possibles. Tout succès d'un Parti DC augmente les risques de fronde au
sein des autres partis et cette menace même peut servir de prétexte aux
organisations centrales de ces autres partis qui souhaiteraient se délester du
bois mort et ramener leur parti à la dimension d'une équipe.... comme le propose
la démocratie contractuelle.
Tous les efforts pour instaurer la DC, dans une voie ou dans l'autre, convergent
et se renforcent donc. La clef passe-partout, c'est d'obtenir 20% du vote
populaire et, idéalement, l'élection de quelques députés d'un Parti DC... Est-ce
un scénario réaliste ou une totale fiction ?
Présenté en mars 2006 à la

Imaginez la Commission spéciale sur la Loi électorale,
si elle avait pour idéal une nouvelle société et
si elle obtenait à travers ce mémoire
les réponses à ses énigmes.
MÉMOIREPrésenté à la COMMISSION SPÉCIALE SUR LA LOI ÉLECTORALEle 2 mars 2006 Ces
travaux furent accomplis pour le Comité Directeur Des États
Généraux
|