« C’est le temps d’agir
ensemble »
Les sources d’émissions de gaz à effet de
serre au Québec (GES)
Bien que le taux québécois d’émission de GES par
habitant attribuable aux transports soit le plus faible des
provinces canadiennes, les gaz à effet de serre émis au Québec sont
principalement reliés à ce secteur. En effet, 37% des émissions du
Québec proviennent directement du transport des personnes et des
marchandises. L’augmentation du taux de motorisation des ménages,
l’étalement urbain et la popularité croissante des véhicules
utilitaires sont autant de facteurs qui contribuent à l’augmentation
des GES émis par les véhicules automobiles.
Comme c’est le cas dans la plupart des pays industrialisés, une
partie importante des GES émis au Québec est attribuable aux
activités industrielles. Ce secteur représente 34% des émissions
totales du Québec. Les autres secteurs, tels que l’agriculture,
l’enfouissement des déchets et la combustion non-industrielle, se
partagent le reste des émissions de gaz à effet de serre du
Québec.
Émissions de GES au Québec en 1996

La bonne performance du Québec en
matière d’émissions de gaz à effet de serre
Le Québec produit deux fois moins de gaz à
effet de serre per capita que la moyenne canadienne. En effet, grâce
aux mesures proactives mises de l’avant au début des années 1970
afin de développer son potentiel hydroélectrique, le Québec se
positionne aujourd’hui comme un des plus grands producteurs
d’énergie renouvelable au monde.
« Pour produire dans des centrales thermiques l'équivalent de
l'hydroélectricité générée chaque année au Québec, il faudrait
brûler une trentaine de millions de tonnes de pétrole ou une masse
de charbon encore plus grande, ce qui libérerait dans l'atmosphère
quelque 100 millions de tonnes de CO2, ainsi qu'une
énorme quantité d'émanations diverses associées aux pluies
acides.
… Le Québec, en développant son potentiel hydroélectrique et en
remplaçant le plus possible la combustion de pétrole par la
production d'électricité, a réussi à abaisser de 16% ses émissions
de CO2 au cours des vingt dernières années. »
De plus, les efforts gouvernementaux consentis à cette même
époque pour favoriser la pénétration du gaz naturel au sein des
industries grandes consommatrices d’énergie ont permis de réduire
considérablement l’utilisation d’énergies fossiles plus polluantes,
tel le pétrole. Aujourd’hui, 65% du pétrole consommé au Québec
répond aux besoins du transport. Le charbon occupe une part
négligeable du bilan énergétique québécois.
Ces performances placent le Québec dans une position avantageuse,
à l’échelle canadienne et nord-américaine, mais également par
rapport à plusieurs pays européens.
Les besoins énergétiques de l’an 2000 –
Perspectives éthiques et environnementales sous la direction de
William R. Shea, Publication conjointe du
MRN et de l’Institut de l’énergie des pays ayant en commun l’usage
du français 1995

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